Les trois ouvriers irradiés sont finalement sains et saufs

Les trois hommes soumis à de hauts niveaux de radiation dans la centrale Fukushima Dai-ichi sont sortis indemnes de l'hôpital.

Les trois ouvriers ont quitté ce lundi l'Institut national des sciences radiologiques, situé dans la préfecture de Chiba.

Ils ont subi un traitement spécial après avoir été irradiés alors qu'ils installaient des câbles d'alimentation dans le bâtiment du réacteur numéro 3, jeudi dernier.

Deux d'entre eux ont eu les pieds en contact avec l'eau irradiée, durant 2 heures environ. Mais les médecins ont finalement jugé inutiles les soins initialement prévus pour d'éventuelles brûlures.

Selon l'institut, le taux de radiation qu'ils ont subi s'élève à 3 000 millisieverts, soit un niveau inférieur aux premières estimations.

Pratiquement pas de substances radioactives dans l'eau du robinet à Tokyo

Le gouvernement de Tokyo a annoncé que des analyses d'échantillons d'eau du robinet dans trois de ses stations d'épuration n'ont révélé la présence de pratiquement aucune substance radioactive.

Les échantillons ont été prélevés ce lundi matin dans les stations d'épuration de Kanamachi, Ozaku et Asaka.

Des responsables ont précisé que les taux d'iode 131 radioactif par litre étaient à la limite des niveaux détectables, tous au-dessous de 20 becquerels.

Centrale de Fukushima : la radioactivité perturbe les efforts de refroidissement

Selon la Commission de sûreté nucléaire, les substances radioactives échappées du combustible en fusion sont à l'origine du haut niveau de radiation détecté dans une flaque d'eau à l'intérieur d'un des bâtiments de la centrale de Fukushima.

Ce lundi, la Compagnie d'électricité de Tokyo a commencé à réduire la quantité d'eau injectée pour refroidir le réacteur 2, afin de limiter les fuites dans la salle des turbines.

La quantité d'eau injectée est donc passée de 16 à 7 tonnes par heure, en fonction du niveau d'évaporation présumé dans ce laps de temps.

Rappelons que des niveaux de radiation 100 000 fois supérieurs à la normale ont été détectés dimanche dans l'eau du bâtiment abritant la turbine du réacteur numéro 2.

Selon la commission, les substances radioactives provenant des barres de combustible du même réacteur auraient contaminé l'eau probablement échappée de l'enceinte de confinement.

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Commentaires de la Commission japonaise de sûreté nucléaire

Selon un organisme de surveillance de la sûreté nucléaire, la possibilité d'une infiltration d'eau fortement radioactive dans le sol et dans l'océan est actuellement le risque à considérer en priorité.

La Commission de sûreté nucléaire, un organisme indépendant, a déclaré lundi qu'elle avait demandé à la Compagnie d'électricité de Tokyo de contrôler plus en profondeur les niveaux de radiation dans l'eau du sol et de la mer.

Selon la Commission, les opérations d'injection d'eau dans le réacteur 2 devraient se poursuivre en raison des hauts niveaux de radiation détectés dans le bâtiment de la turbine.

Par ailleurs, le pompage de l'eau dans le réacteur numéro 2 ne devrait pas être affecté, même en cas de fuite continue d'eau hautement radioactive provenant de l'enceinte de confinement.

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Les vagues du tsunami du 11 mars s'élevaient à 13 mètres dans certaines zones du littoral

La vague du tsunami qui s'est abattu le 11 mars sur le nord-est de l'Archipel a atteint une hauteur de 13 mètres au niveau de Rikuzentakata, dans la préfecture d'Iwate.

Selon des chercheurs de l'Université et de la Faculté des sciences et des technologies marines de Tokyo, une vague de 13 mètres de haut a déferlé sur un gymnase situé à 1 km du littoral.

Par ailleurs, des universitaires de Tokyo et de Yokohama ont confirmé dimanche que le tsunami s'élevait à 10 mètres le long de la côte de Kamaishi, dans la préfecture d'Iwate.

Les vagues ont franchi et partiellement détruit une imposante digue de protection de l'embouchure de Kamaishi.

Selon le professeur Jun Sasaki, qui enseigne à l'université de Yokohama, les plans d'évacuation doivent être reconsidérés car la puissance du tsunami excédait les prévisions initiales.

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Le bilan du séisme et du tsunami dépasse les 28 000 morts ou disparus

Plus de 28 000 personnes ont péri ou sont portées disparues après le séisme et le tsunami du 11 mars qui ont dévasté la côte nord-est du Japon.

D'après l'Agence nationale de la police, le bilan s'élevait, lundi à 18 heures, à 10 901 décès confirmés et 17 621 disparus. La police a identifié 8 030 corps.

Par ailleurs, plus de 190 000 personnes vivent toujours dans des refuges.

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Mise en ligne des données relatives à la radioactivité

L'Université des études étrangères de Tokyo met en ligne des informations en 16 langues sur les niveaux de radiation provenant de la centrale de Fukushima.

Ces données sont notamment consultables en anglais, en français et en espagnol à l'adresse suivante : www.tufs.ac.jp/jishin/.

         Croix rouge japonaise pour l'aide aux sinistrés du Tsunami et tremblement de Terre au Japon: http://www.jrc.or.jp/english/relief/l4/Vcms4_00002070.html