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L'union des femmes Erytrhréennes fournit des ânes au femmes qui vivent dans les villages, ou l'eau doit être transportée à dos de femmes et petites filles. Un âne, qui coute 130 euros, peut changer leur vie.  

Érythrée, l'âne de la dernière chance

Un film de Christiane von Schwind  

Chaussées de sandales en plastique, Lemlem Makebai et sa fille marchent sur le haut plateau rocheux d’Erythrée. Avant d’arriver à la source d’eau, il leur faudra parcourir des kilomètres sous une chaleur accablante, emprunter des chemins escarpés et quasi impraticables. Jour après jour, les femmes endurent les fatigues de ce périple, car leur village de montagne est coupé du reste du monde.

Lemlem est veuve et doit élever ses enfants toute seule. Elle lutte pour survivre dans des montagnes arides où règne la pauvreté. Il existe toutefois une lueur d'espoir : elle a un pelage gris et deux longues oreilles, et c’est… un âne ! « 360° - Le reportage GEO » montre comment un petit âne peut changer une vie.

L’âne Hamilmil trottine le long de la vallée sablonneuse de Geleb. D'un sabot assuré, il grimpe avec agilité les étroits sentiers cahoteux. La sage-femme Bekitha Tedros, qui fait des visites à domicile, est assise sur son dos. Hamilmil lui sert d’« ambulance ». Sans lui, elle devrait marcher des heures pour arriver chez les femmes qui habitent dans les montagnes d’Erythrée. « Depuis que j’ai Hamilmil, les choses sont devenues plus simples », déclare Bekitha. Il y a quelques années, cet âne lui été a offert par l’Union des femmes d’Erythrée, une association qui, durant la guerre contre l’Ethiopie, s’était battue pour préserver la liberté du pays et qui défend aujourd’hui la cause des femmes. En contrepartie de ce cadeau, Bekitha a promis de s’engager contre la pratique brutale de l’excision.

 Très endurants, les ânes sont des animaux précieux dans les régions montagneuses d’Erythrée, parce qu’ils peuvent transporter l’eau, le bois de feu et des marchandises en parcourant des chemins escarpés sur de longues distances, assurant le ravitaillement d’un village entier. En outre, ces « longues oreilles » se contentent de peu. Leurs heureux propriétaires sont respectés et jouissent d’une reconnaissance unanime. La veuve Lemlem rêve elle aussi d’avoir un âne. Jusqu’ici, elle dépendait de ses voisins pour subvenir aux besoins de sa famille. Mais les choses vont changer, car Lemlem va l’avoir, son âne. Sa famille, qui arrive à peine à y croire, prépare des réjouissances pour fêter l’arrivée de l’animal providentiel. « Sans âne, impossible de survivre ici ; sans âne, on n’est rien », affirme Lemlem.

La petite ânesse grise aidera la famille à porter de l’eau et du bois qui seront, entre autres, vendus à des habitants du village. Par la suite, le diligent quadrupède pourra peut-être même transporter des marchandises jusqu’à un marché distant, où Lemlem tentera de les vendre en réalisant un bénéfice. Cette dernière rêve de rembourser peu à peu ses dettes pour vivre enfin sans dépendre d’autrui. Grâce à la petite ânesse, ce rêve est en passe de se réaliser.http://www.arte.tv/fr/3022660,CmC=3011690.html

Malheureusement, ce projet a été abandonné : http://esel-initiative.de/esel_fr_info.pdf

Le problème de la mutilation sexuelle des femmes : http://www.rfi.fr/actufr/articles/088/article_50869.asp

Note : Pour nous, le terme "tradition" ou tradition culturelle"  ne peut s'appliquer qu'à des connaissances et des savoirs transmis depuis les temps anciens qui sont utiles pour la vie et la survie des humains et pour leur bien être, et non pas à des habitudes culturelles basées sur l'égoisme et l'oppression. Prétendre que la mutilation et la domination des femmes soit une culture traditionnelle est une forme de pathologie mentale et un crime du point de vue spirituel. La conscience animiste consiste à comprendre que tous les êtres sont doués de spiritualité, de sensibilité,  sont égaux, et doivent être respectés.

Unicef organise également des dons d'ânes pour aider les enfants handicapés : http://assets.unicef.ch/downloads/fsheet_esel_eritrea_fr.pdf 

Egalement au Burkina Fasso

hhttp://www.unicef.org/bfa/french/reallives_1292.htmlttp://www.unicef.org/french/infobycountry/japan_31778.html

Attention aux fausses ONG qui sont "chrétiennes" et qui sont en fait des sectes qui travaillent avec une façade humanitaire pour détruire les cultures animistes dans un but de les soumettre aux  pays colonisateurs , en particulier à Haiti et en Afrique. Des organisation évangélistes sont coupables de provoquer des crimes d'enfants en faisant passer les enfants pour des sorciers en Afrique et persécutent les non chrétiens partout dans le monde.

Les haitiens ont réagi contre ce Néo colonialisme criminel en élisant un chef du vaudou Haitien, en la personne de Max Beauvoir, prêtre vaudou, biochimiste et franc maçon, qui a menacé les sectes fanatiques protestantes qui ont incendié un temple vaudou. Le vaudou étant le culte des dieux d'origine africaine, qui synthétise les symboles catholiques avec les archétypes divins originaires d'Afrique et conservés lors de l'importation en occident des esclaves africains. Le vaudou Haitien a permis aux anciens esclaves de survivre et de lutter contre l'oppression. Il est également source de créativité artistique et de dignité. De plus en plus d'occidentaux s'y interressent comme spiritualité qui permet de se reconnecter à la nature et de retrouver des valeurs initiatiques fondamentales, qui ont été bloquées depuis plusieurs  millénaires en occident.

En anglais, Rachel Beauvoir-Dominique est diplomée en anthropologie socioculturelle de l'Université Tufts, Boston (États Unis) et de l'Université d'Oxford et prêtesse vaudou :

 

Le vaudou reste mal connu et constitue une tradition extrêmement complexe:

La complexité des traditions culturelles vodou est telle que sans ces éléments essentiels d’ordonnance­ment, sa pratique friserait constamment l’écartèlement et l’incohérence. Au legs de cinq siècles de déportation, transposition, brassage de populations diverses provenant de l’ensemble de l’Afrique subsaharienne s’ajoute l’histoire des peuples indigènes de la région Caraïbe et les traditions européennes assimilées. Il en résulte un foisonnement rituel et mythologique que l’ethnologie a à peine abordé. Le décryptage des objets réunis dans cette vaste collection s’inscrit au cœur même de ce débordement déroutant.

Les vingt et une nations vodou, tout en étant ouvertes à des interprétations spécifiques, regroupent essentiellement les traditions des provenances figurant dans le tableau (cf. pages suivantes)8.

Les normes et les pratiques de la survie et de la transmission des traditions africaines et amérindiennes historiquement opprimées aux générations actuelles expliquent la multiplicité de sens sous lesquels les divers groupes les ont assimilées et développées. Il s’ensuit que chaque référence détient une diversité de sens qu’il serait hasardeux de tenter de fixer dans l’absolu.

Cette organisation rituelle complexe peut néanmoins se réduire à deux principaux ensembles, à savoir les rites diurnes et nocturnes, Ginen Fran et Makaya (souvent appelé maji)9. Pour rendre plus aisée l’analyse dans le cadre d’une recherche, les œuvres de la collection de la Fondation ont été réparties suivant ces deux catégories :

Les rites relevant du Ginen Fran constituent la pratique coutumière et la religion traditionnelle d’un très grand nombre de Haïtiens. Ils mettent le vodouisant, en tant que membre de sa communauté d’une part et en tant qu’individu d’autre part, en relation avec les quatre-cent-un lwa, ou divinités, considérés comme constitutifs de l’univers. Le culte, tel que pratiqué dans les anciens lakou Ginen, est essentiellement familial, dit « d’héritage ».

Ceux appartenant au Makaya, système magico-religieux qui se rattache aux traditions de lutte du peuple haïtien. Défini comme « rite de la nuit », il constitue une ramification des rites Kongo, Petwo, Manding, Kaplaou- Kanga, par le biais des « gardes » (protections individuelles). Son expression extrême est ancrée dans les nombreuses sociétés secrètes qui se portent garantes de l’intégrité territoriale (Bizango, Makanda, Chanpwèl, Vlengbendeng…). Le domaine du Makaya relève des bois, des feuilles et des forêts. Donnant une large place à la magie dans le cadre du sacré, ce rite accorde une très grande importance aux représentations iconographiques, qui sont dès lors conçues et intégrées aux rites à des fins de transformation. La collection FPVPOCH se distingue par la grande place qu’elle accorde à tout un éventail d’œuvres classées dans cette catégorie, et qui ne peut susciter qu’admiration et étonnement par leur puissance évocatrice.

Voir le texte complet de Rachel Beauvoir dans la revue d'anthropologie et d'histoire des arts : http://gradhiva.revues.org/271T 

 

Un excellent site sur le vaudou et ses racines Béninoises, Echanges et synergie en partenariat avec l'espace Senghor, l'Ong CEC et le soutien de l'ambassade du Bénin à Bruxelles : http://easyasbl.be/vaudou-en-haiti-programme.htm

 

Tengou

                   Tou ça ki di bien wa pé kité yo passé, tou ça ki di mal toner tombé pou yo tombé.

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