« La faim est un problème politique et non technique »,

Jacques Diouf, Directeur de la FAO jusque 2011


Définition


L’accaparement des terres désigne la vente, la location ou la cession de terres arables à grande échelle entre un État et un investisseur local ou étranger, public ou privé.


Le paradoxe de la faim dans le monde
Sur 1 milliard de personnes souffrant de malnutrition dans le monde, plus de 70% sont des paysans.
Cet immense paradoxe ne tient pas de la fatalité. Une des raisons concrètes serait le manque de moyens techniques et le manque d'infrastructures locales utiles à l’agriculture et à l’élevage.
Ce paradoxe peut aussi s’expliquer par le nombre, toujours plus élevé, de paysans "sans terre" qui, suite au rachat de leur parcelle, se retrouvent expropriés ou deviennent ouvriers précaires sur leurs propres terres.
Pourquoi ces rachats de terres ?
Dans des régions où la faiblesse du droit foncier permet d'acquérir facilement d’immenses surfaces, le développement d’une agriculture à grande échelle et celui des agrocarburants favorisent depuis plusieurs années l’appropriation de larges parcelles étrangères à des fins de cultures intensives.

Pourtant, ces dernières années, ce phénomène a pris une tournure tout à fait nouvelle et inquiétante :
Depuis la crise économique et la flambée des prix des denrées alimentaires en 2008 et 2011, ces terres font l’objet de spéculations financières, non plus dans le but de développer le commerce international, mais dans celui de trouver assez de surface pour assurer la sécurité alimentaire des grandes puissances qui les rachètent.
Au Bénin, 10% des terres arables sont désormais sous contrôle d’intérêts étrangers.
De manière évidente, ces transactions compromettent l’avenir de la sécurité alimentaire des pays concernés par ces rachats.
Il est donc primordial que le phénomène d’acquisition de terres agricoles à grande échelle fasse l’objet d’une plus grande transparence pour permettre enfin des études d’impacts approfondies pour les populations autochtones et les ressources naturelles locales.
Comment se mobiliser ?
Présente depuis de nombreuses années au coté des familles paysannes de pays en développement, Elevages sans frontières lance un appel pour donner davantage de voix aux petits agriculteurs, demander plus de transparence dans les rachats de terres et plus d’études sur les conséquences de ces rachats.
Vos signatures seront transmises à Monsieur José Graziano da Silva, Directeur Général de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), afin de faire bouger les lois internationales en faveur du développement des agricultures paysannes durables.
Merci de rejoindre notre mouvement en ajoutant votre signature à notre manifeste et en diffusant le plus possible cet appel autour de vous.


André Decoster,
Président d’Elevages sans frontières.


Source et compléments d’informations :
www.grain.org - www.cfsi.asso.fr - viacampesina.org
Elevages sans frontières, 41 rue Delerue, 59 290 Wasquehal | juillet 2013

http://www.elevagessansfrontieres.org/wp-content/uploads/2013/09/ESF_Manifeste-contre-laccaparement-des-terres.pdf

http://agir.elevagessansfrontieres.org/p/accaparement?utm_source=NewsFinPetitionAT&utm_medium=e-mail&utm_campaign=NewsFinPetitionAT

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