clip_image0024

Reine Himiko, ancienne reine shamane du Japon. Reconstitution supposée dans un musée au Japon.

Suivant certains écrits vu sur internet, reprécisons des notions sur le shinto qui ne sont pas contestées.

Le shinto n'a pas de textes sacrés. En occident on cite souvent le Kojiki, il ne s'agit pas d'un texte sacré, mais d'une compilation de légendes faites à la demande d'une impératrice de l'époque.

Le sens de kojiki est récit des chronique des choses anciennes.

Il ne se situe pas dans l'histoire, mais forme un archétype qui est utilisé dans le shinto pour former les rites et pratiques. Comme le temps du rêve des aborigènes d'Australie.

Chaque peuple possède un récit de la création du monde, qui forme l'archétype de la spiritualité de ce peuple. Ceci se transmet oralement, et constitue un reflet de la vie interieure du peuple. Il n'est pas la propriété de quelqu'un en particulier.

Le shinto n'a pas de fondateur. En occident, on dit souvent que la famille impériale est présentée comme ayant une origine divine, ce qui est une erreur d'interprétation, car selon les légendes du shinto, tous les japonais sont des descendants des Kamis. Chaque peuple se désigne au départ comme être humain, aussi l'archétype reconnait l'humanité comme descendante des Kamis. 

Il y a eu des influences qui se sont un peu mélangées au Shinto originel au court du temps, notemment des notions confucianistes et bouddhistes, à cause de la politique du gouvernement dans l'histoire. Cependant, on peut facilement identifier ces influences.

On sait que dans l'antiquité, les japonais étaient dirigés non pas par un système impérial ou théocratique, mais par une jeune fille ayant des capacités shamaniques, servant de messagère des divinités.

Ces informations proviennent des émissaires chinois, qui possédaient déjà une écriture, alors que les japonais suivaient encore une tradition orale.

La dernière des princesses shamanes est connue dans la mémoire collective japonaise, elle se nomme la reine Himiko.

Certains pensent que Amarerasu est en fait la reine Himiko divinisée. Il ne s'agit que d'une hypothèse.

Son nom peut être la contraction de Hime : princesse et Miko : shamane. Les textes japonais quand à eux signalent plusieurs princesses shamanes dans l'histoire du Japon.

Yamotohime, fille de l'empereur Suinin, fonda le sanctuaire d'Ise Jingu, lieu de culte du Kami (déesse) Amaterasu.

D'autre part, bien que le Kojiki et le Nihonshoki signalent l'impératrice Jingu comme reine du Japon, les historiens de l'époque Meiji l'on supprimée de la liste des empereurs.

Les discussions sur la reine Himiko dépendent des motivations des différents groupes d'historiens selon leur orientation politique. Cependant, les actuelles traditions du shamanisme japonais montrent clairement l'existence d'anciennes traditions shamaniques dirigées par des femmes, et qui ont été opprimées par le confucianisme et le bouddhisme introduits au Japon.

Les notions fondamentales du shinto étant nettement féminines de conception, vont dans le sens de ces différentes hypothèses. 

Les conceptions du shinto, si on enlève les manipulations politiques qui ont été faites durant l'histoire, constituent une voie de sagesse libre de spiritualité qui permet à l'être humain de trouver sa place dans l'univers et lui apportent la paix intérieure, tout en l'amenant au respect de la nature et de tous les êtres, non par une doctrine, mais par la reconnaissance de l'existence des âmes présentes en toute chose.

 

clip_image0022