dimanche 25 juillet 2010

Ryūichi Sakamoto (坂本 龍一)

Ryūichi Sakamoto (坂本 龍一)( Sakamoto Ryūichi), né le 17 janvier 1952 à Tokyo au Japon) est un musicien, compositeur, producteur et acteur japonais.

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Compositeur

Il est surtout connu en occident pour ses musiques de films tels "Furyo" et "Le dernier empereur": dans lesquels il n'a pas seulement composé la bande son ,mais aussi joué un des rôles principaux (notamment dans Furyo, avec le chanteur de rock britannique David Bowie). Après ses succès dans le domaine cinématographique avec ces deux films, il a composé beaucoup pour les films occidentaux et japonais, dont Un thé au Sahara de Bernardo Bertolucci, Talons aiguilles de Pedro Almodovar, Snakes Eyes et Femme Fatale de Brian de Palma, Tabou de Nagisa Oshima et Silk de Francois Girard.

Acteur

Il interprète le rôle du capitaine Yonoi dans Furyo. Même s'il n'avait jamais interprété de rôle principal au cinéma, le réalisateur Nagisa Oshima avait tendance à choisir des acteurs qui n'avaient aucune expérience. Il interprète le rôle de Masahiko Amakasu dans Le dernier Empereur.

Vie privée

R. Sakamoto a été marié à Akiko Yano, pianiste et chanteuse japonaise. Il a travaillé sur certains de ses enregistrements, et elle partait en tournée avec les Yellow Magic Orchestra. Ils ont finalement divorcé en Aout2006, après 14 ans de vie séparée. Ils ont eu une fille, la chanteuse j-pop Miu Sakamoto.

En 1998, Un ethnomusicologue italien Massimo Milano a publié Ryuchi Sakamoto Conversazioni, un recueil d'essais et de conversations.

R.Sakamoto est aussi connu pour ses positions critiques envers les lois du copyright, qu'il estime désuètes à l'ère de l'information. 

Ryūichi Sakamoto

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Ryūichi Sakamoto (坂本 龍一) et AKIKO YANO 矢野 顕子, pianiste et chanteuse - videos

Theme musical des 7 samurais

Tibetan Dance

"Beauty", est un superbe CD de morceaux au piano:

"Furyo" est la musique du Film, dont le titre original était "Merry Christmas, Mister Laurence", musique de Sakamoto,  il jouait dans le film en compagnie de David Bowie et Takeshi Kitano :

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Akiko Yano, ex compagne de Ruyichi Sakamoto, en concert:  HITOTSUDATE :

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Akiko Yano est une pianiste et chanteuse japonaise, née le 1" février 1953, au style très original entre variété et jazz.

Yano

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son site officiel:  http://www.akikoyano.com/

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mardi 10 août 2010

Livres : Haruki Murakami : Les chroniques de l'oiseau à ressort

Les chroniques de l'oiseau à Ressort :

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Certainement le meilleur roman de Haruki Murakami (comme il le dit lui même dans l'interwiew: http://institutjapon.canalblog.com/archives/2010/06/08/18189976.html) :

Le chant de l'oiseau à ressort,  devient le seul repère qui lie le protagoniste au monde, qui lui échappe après un événement incompréhensible.

Quand sa femme le quitte, sans raison apparente, le protagoniste du roman plonge peu à peu dans un réseau de relations étranges, bizarrement liées au puits à sec d'une maison voisine, théâtre d'enjeux financiers et de manifestations surnaturelles.

Les séjours répétés dans cet ombilic désaffecté, réceptacle de rêves prémonitoires, dotent le protagoniste d'un pouvoir de guérison qui le mettra en contact avec une riche créatrice de mode et son fils muet, non moins étranges personnages

Le vrombissement de forces occultes près d'un homme ordinaire et seul, archétype de Murakami, sont déployés avec un art qui confirme la place déjà bien établie dans la littérature contemporaine japonaise, aussi bien qu'internationale.

 

 

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La course au mouton sauvage 羊をめぐる冒険 , et Danse Danse Danse

Présentation de livre: Haruki Murakami - La course au mouton sauvage, Danse Danse Danse.

(Hitsuji o meguru bôken)

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Le personnage principal est un japonais banal à qui un parti d'extrême droite confie une mission, elle, peu banale : retrouver un mouton qui aurait des pouvoirs extraordinaires, le tout en un mois. La seule description qu'il a est une photo prise il y a quelques années par l'un de ses propres amis, Le Rat, sur laquelle on voit, parmi d'autres bêtes, un mouton étoilé. Il n'a pas vraiment le choix - il a été menacé - et quitte alors sa routine tokyoïte pour partir en quête de cet animal mythique avec sa belle.

Présentation de l’éditeur : A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons…, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise. Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé conférer des pouvoirs supra-naturels… L’écriture de Murakami, à mi-chemin entre réalisme et fantastique, par son inventivité et son humour, place ce roman dans un univers qui parait ne rien devoir aux classiques japonais. Son auteur est sans aucun doute l’un des représentants les plus originaux de la littérature nippone contemporaine.

 

 

 

    "Danse, Danse Danse" :

La suite de la course au mouton sauvage, qui nous entraine sur l'île d'Hokkaido:

Où l'on retrouve le narrateur de La Course au mouton sauvage, un publicitaire de trente-quatre ans, branché filles, bouffe et scotch, musique pop et vieilles bagnoles.

Seul ou en compagnie de filles médiums, il traverse des états de réalité non ordinaire en certains lieux emblématiques. A l'hôtel du Dauphin, porte donnant sur l'autre monde, il retrouve son initiateur, l'homme-mouton. Le héros accomplit alors l'épanchement du songe dans la vie réelle et se livre à un jeu mortel avec un double, rencontre l'invisible avec une âme sueur. En enquêtant, en " dansant ", il déchiffre ainsi les arcanes singulières de son accès au réel, sur fond d'esthétique du vide et de lucidité zen :

 

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mercredi 11 août 2010

Nakai Shigeno . Shamane japonaise d'Osaka.

Nakai Shigeno était une shamane japonaise dans la tradition des Dai d'Inari , qui  vivait et pratiquait dans la ville d'Osaka.

Elle était membre du Grand sanctuaire de Fushimi Inari Taisha, et résidait dans l'espace du sanctuaire Yasui Tenjin d'Osaka. Il s'agit d'un petit sanctuaire, ou l'on peut encore voir le sanctuaire de Tamahime Inari :

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Voici quelques autres  photos du Yasui Tenjin que nous avions prises sur place en 2008:

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La maison du Guji . A l'époque de Nakai Shigeno, un petit batiment était à coté, ou résidait la shamane. Lorsque nous étions présent, la femme du Guji est sortie et nous avons pu dialoguer avec elle. Le Guji actuel est le fils de celui qui était au temps de Nakai Shigeno, et n'a pas du tout la même ouverture d'esprit que son père au sujet du shamanisme.

De fait, la famille Shigeno a été expulsée du sanctuaire, le nouveau Guji adhérant au "Jinja Honcho", l'organisation controlée par la droite japonaise qui a succédé au Shinto d'état.

Leurs orientations vont dans un sens qui n'est pas favorable à la préservation des anciennes traditions shamaniques du Koshinto.

Néanmoins, l'organisation Tamahime Kyokai, présidée par la fille de Nakai Shigeno existe toujours.

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Yasui Tenjin

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Tamahime Inari (toutes les photos sont copyrights Institut des Traditions du Japon).

La vie de Nakai Shigeno a brillamment été racontée par l'ethnologue française, Anne Bouchy, dans son livre "les oracles de Shirataka", que nous conseillons vivement à tous les passionnés du Japon, du shamanisme et des traditions du terroir de lire :

(si vous achetez les livres en passant par le lien du blog, nous toucherons un petit pourcentage qui servira à financer des recherches sur les traditions au Japon et la préservation du patrimoine des traditions animistes ancestrales).

 

 Note: contrairement à  certaines affirmations étranges que nous avons lues sur certains sites, Nakai Shigeno n'a pas de rapports avec le Shugendo. Elle fait partie des shamans nommés par différents noms selon les régions du Japon, Dai, Fugeki, Ogamiya, Kamisama... qui sont soit de lignée familiale, soit initiés directement par une divinité par Kamigakari. Nakai Shigeno avait reçu des éléments de la tradition des Dai par sa grande tante Yae, puis devint Dai par sa maîtrise de la possession (Kamigakari) et de l'oracle, sans suivre de maître extérieur. On la voit d'ailleurs en photo en costume de prêtre shinto , photo prise à Fushimi Inari Taisha en 1936, en couverture du livre publié par Anne Bouchy aux éditions Philippe Picquier, et p.161 dans la réédition du même ouvrage aux Presses Universitaires du Mirail. 

Nakai Shigeno (et Tamahime Kyokai) était reliée au sanctuaire de Fushimi Inari comme le sont un grand nombre de confréries shamaniques , sous la forme d'adhésion nommée  KO. Nous mêmes sommes membres de ce sanctuaire sous la catégorie "special Koin ", comme l'explique l'ethnologue Karen A. Smyers page 52 de  son ouvrage "The Fox and the Jewel". Elle parle justement du statut des Shamans et des femmes Shamanes p.39 du même ouvrage :

 

 

Croix rouge japonaise pour l'aide aux sinistrés du Tsunami et tremblement de Terre au Japon: http://www.jrc.or.jp/english/index.html

 

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dimanche 19 septembre 2010

Mythologie : la création du Japon

La création du monde selon le Kojiki 古事記 en vidéo

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Koyasan et la prefecture de Wakayama -videos -高野山, Kōya-san

                                       Kōya-san 高野山

 

Préfecture de Wakayama( 和歌山県, wakayamaken)

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Sur les traces de Kobo Daishi (extrait d'un documentaire):

 

 

Les montagnes de Wakayama à l'est de Kyoto ont de tout temps été considérées comme un lieu emprunt de spiritualité. Abritant le complexe de temples du mont Koya, la cascade sacrée de Nachi et des dizaines de sanctuaires. Cascade de Nachi : Avec 133 m de haut et 13 m de large, ce sont les plus grandes chutes du Japon. Elles prennent leur source dans les monts Nachi. La cascade est à l'origine de l'édification du sanctuaire de Kumano Nachi Taisha et est toujours un objet de dévotion. La cascade de Nachi ( 那智の滝 Nachi no Taki):

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dimanche 26 septembre 2010

Mokichi Okada et la tradition japonaise

Mokichi Okada et la tradition japonaise.

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Mokichi Okada était un mystique et philosophe japonais.

Il constitue l'exemple d'un enseignement digne d'intérêt, ancré dans la tradition, qui devient au cours du temps, complètement détourné de son sens premier, sous l'influence de disciples qui ne comprennent pas son enseignement, et l'on transformé en différentes  sectes et déviances religieuses. 

Mokichi Okada possédait une personnalité étrange, ce qui a favorisé le fait que son comportement et ses enseignements soient mal interprétés par des personnes de moindre discernement et dépourvus de subtilité.

Bien qu'il fut certainement un homme très spiritualisé, on trouve dans la biographie de Masahisa Goi un portrait pour le moins méprisant d'Okada, le présentant non pas comme un homme spirituel, mais un type occupé à compter les billets de banques qu'il venait de recevoir de ses disciples. (une coutume japonaise est d'offrir de l'argent enveloppé dans un emballage d'offrandes à l'occasion de diverses cérémonies).

L'absence totale d'humour de Masahisa Goi ne pouvait certes pas comprendre l'aspect comique et surréaliste de la personnalité d'Okada, qui est pourtant une spécificité des mystiques japonais, et que l'on retrouve abondemment chez Onisaburo Deguchi.

Le petit fils d'Onisaburo mentionne Mokichi Okada dans le livre qu'il a écrit sur son grand père :
" Onisaburo Deguchi, un grand Homme", en ces termes :" à cette époque, un personnage étrange, Mokichi Okada, assurait le rôle de directeur du bureau de Kyoto.
Nous conservons sur cet homme original et sur Onisaburo quelques anecdotes étranges et interressantes.

Le centre d'Omoto avait distribué aux fidèles, dès sa fondation, une sorte de billet que l'on considérait comme une amulette.

Monsieur Okada, suivant l'exemple d'Omoto, se mit à les distribuer lui aussi. Mais certaines gens en entendirent parler, et demandèrent à Onisaburo de faire cesser ces actes audacieux.

Okada, appellé par son patron, était intimidé et s'attendait à des mots de reproche, mais Onisaburo lui dit à voix basse:" Les gens sont en colère. N'écoutez pas leurs protestations, vous pouvez continuer à distribuer ces amulettes en cachette."

(extrait du livre de Kyotaro Deguchi, version française copyright Fondation d'Oomoto, 1972).

On peut voir dans ce passage que les mystiques deviennent rapidement victimes du sectarisme de leurs disciples.

A cette époque , Mokichi Okada était un disciple de la religion Omoto.(大本教 Ōmoto-kyō).

Alors que le gouvernement japonais était encore sous l'emprise de cette "nouvelle religion" de type confucianiste appelée le "shinto d'état",  qui avait transformé le Shinto ancien, l'ancienne tradition, en culte de l'empereur, la religion Oomoto s'était constituée comme un courant spirituel contestataire, qui attirait un nombre toujours croissant de sympathisants, issus du peuple aussi bien que des milieux artistiques , intellectuels, et plus inquiétant pour le gouvernement autoritaire, de l'armée.

L'incroyable croissance de L'Oomoto- kyo à cette époque entraina la répression et la destruction de ses batiments et quartiers généraux à la dynamite par le gouvernement, et l'arrestation d'Onisaburo Deguchi et d'autres membres de la direction de l'organisation.
 
Onisaburo Deguchi fut relaché après qu'un tribunal ait reconnu qu'il était en fait inoffensif, après qu'il ait donné des réponses surréalistes , qui auraient pu se rapprocher de l'humour de Takeshi Kitano , aux questions posées par le tribunal, qui avait craint qu'il ait  eu l'ambition de prendre la place de l'empereur!

Des mystiques pacifistes , comiques, artistes et surréalistes avaient bien du mal à survivre au milieu d'un monde de fascistes et de disciples fanatiques, et on ne peut s'étonner que leurs enseignements aient finis par être totalement dénaturés.

L'enseignement de Mokichi Okada n'a en fait rien d'original, si ce n'est qu'il exprime dans un language un peu plus moderne l'enseignement de l'Oomotokyo, qui elle même puise son enseignement dans la vieille tradition du Koshinto.

Il enseigne comment vivre en harmonie avec la nature (qui est comme d'habitude chez les mystiques japonais, appellé indifféremment dieu ou Kannon, Kami ou bouddha).

Le fait que ces enseignements soient  considérés comme des nouvelles religions japonaises, se base en fait sur un qiproquo et sur l'ignorance, autant au Japon qu'en occident, de ce qui constitue les racines de la culture japonaise, et de l'esprit du Japon que l'on appelle Koshinto, afin de  distinguer l'ancienne tradition des falsifications politiques quelle a subie.
 
On voit des ethnologues et des historiens ,théoriser à n'en plus finir sur les prétendus mysteres de "l'identité nationale et de la diversité religieuse du Japon ", semblent ils incapables de comprendre  ce qui est pourtant bien connu depuis toujours de  la tradition et du peuple.

Il suffit d'enlever les grossières falsifications qui ont été plaquées par des interets politiques par la domination du Shinto d'état, pour retrouver dans le peuple le véritable esprit du Shinto.

C'est ce qu'exprimait Onisaburo par ces termes:

"La divinité doit représenter l'âme universelle des êtres humains. L'homme doit être un pivot dont le rôle est celui de sauveur de l'humanité.
Enfin, c'est le peuple qui est le trait d'union entre l'homme et la divinité. voila la vraie morale divine."


Mais l'enseignement qui considère le peuple comme le véritable lieu d'expression de la divinité et des deités, n'arrange pas les religions et les systèmes politiques qui sont tous basés sur l'établissement de castes dominantes et d'exploitation du peuple.

Le koshinto, qui date d'avant l'ère Meiji, le Shinto ancien n'est pas séparé des éléments du bouddhisme, ce qui est l'ancienne tradition japonaise. (le bouddhisme japonais est plus ancien que le bouddhisme tibétain).

C'est la raison pour laquelle dans l'Omoto Kyo comme dans l'enseignement de Mokichi Okada, on trouve des éléments du bouddhisme, comme la présence de Kannon et de Miroku, interprétés à la façon shinto. (comme des kamis ).


Ces éléments sont d'ailleurs à l'origine de la déviation, qui consiste dans le fait que des disciples ignorants se sont mis à considérer Mokichi Okada comme un messie en l'identifiant avec Kannon, qui est le boddissatva de la compassion, et faussement interprété comme le "sauveur" par les fanatiques religieux, alors que Mokichi Okada considérait Kannon comme son "esprit protecteur".

Les disciples d'Onisaburo Deguchi ont fait le même genre d' amalgame,en considérant Onisaburo comme le messie, parce qu'Onisaburo parlait de "l'âge de Miroku", c'est dire qu'il pensait que le Japon allait entrer dans une nouveau cycle d'évolution (ce qui s'est passé après la guerre). Miroku étant pour les bouddhistes l'équivalent du Messie.

Néanmoins, l'Omoto kyo après la guerre n'ayant plus d'objet de contestation par la disparition du Shinto d'état, suit à présent la voie traditionnelle classique d'une école de Shinto, sans propagande et en toute discrétion.   

Bien que cela soit justement  la tadition la plus ancienne du Japon, on voit les historiens continuer à qualifier ces enseignements de "synchrétismes", de "religions modernes" , alors qu'il s'agit en fait de réémergence de traditions plus anciennes,issues du peuple, et que c'est la religion de Meiji qui devrait être considérée comme non -traditionnelle.

D'autre part, la propagande américaine ayant interdit au peuple japonais l'étude du Shinto,(le confondant avec le shinto d'état confucianiste), de nombreux japonais ont perdu contact avec les fondements de leur culture.

Du moins intellectuellement, puisque les rites liés au cycles de la nature et de l'agriculture, continuent à être célébrés dans tout le Japon. 

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Documents d'archives avec la voix de MOkichi Okada :

 

 

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 Puissantes prières enseignées par Mokichi Okada et récitées par ses disciples (Amatsu Norito et zengen Sanji) :

 

 

Posté par toru okada à 06:33:00 PM - - Rétroliens [0]
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Biographie de Mokichi Okada

 

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Mokichi Okada était à la fois un philosophe, un guérisseur, un artiste reconnu , et un homme spirituel. Sa philosophie constitue une compréhension exprimée dans un language moderne, de la vieille culture du Japon. Mokichi Okada est né dans une famille pauvre à Tokyo le 23 décembre 1882. Dans la première moitié de sa vie, il a eu beaucoup d’épreuves. De sensibilité artistique, il aurait voulu entrer dans une école d’art, mais une grave maladie des yeux l’en a empêché. Il en a d’ailleurs toujours eu des séquelles, comme on peut voir sur la plupart des photos. A l’âge de 24 ans, alors qu’il avait monté un commerce qui marchait bien , il a épousé une jeune femme nommée Taka Aihara . A cette époque, il avait commencé un travail de laqueur, mais il s’est coupé un tendon, et n’a pas pu continuer. Il a alors commencé  à concevoir des bijoux , et son travail a prospéré . A 30 ans , il a attrapé la fièvre typhoide, mais il a récupéré en 3 mois. A ce moment là, il était tout à fait matérialiste . Mais à partir de 1929, une série de catastrophes a commençé à se déverser sur lui. Suite à la faillite d’une banque ou il avait investi, il s’est retrouvé ruiné et couvert de dettes. Quelques mois plus tard, sa femme et son bébé sont morts, suite à la fièvre typhoide.
Ils avaient déjà perdu deux enfants en bas âge. Mokichi s’est remarié, et il a attrapé une pleurésie et la tuberculose, qui  a été déclarée incurable. A ce moment là, sa confiance en sa capacité à diriger sa vie et son matérialisme ont été ruinés. En 1920, il est entré dans la religion Omoto-kyo, pour chercher des connaissances sur le monde spirituel. Il a réussi à se guérir, suivant un régime végétarien. Sa femme et lui ont eu deux enfants, un garçon et une fille, Michimaro et Michiko. Les difficultés ont encore frappé avec le tremblement de terre de Kanto de 1923 , et les choses étaient difficiles pour chacun à ce moment là . Mokichi Okada était plus impliqué dans Omoto, il dit de ce moment : j’ai réalisé que les êtres humains apprécient la protection des êtres spirituels et divins, et si on ne connaît pas l’existence des esprits, on est vide comme être humain. »

En 1924, un homme claivoyant (Noguchi) qui était venu parler avec lui d’Omoto, lui a dit qu’il était en contact avec Kannon (Noguchi voyait Kannon derrière Mokichi). Kannon étant un des principaux bodhisattva (bosatsu en japonais) du bouddhisme japonais.

En 1925, un nouvel enfant est arrivé chez Okada, une fille nommée Miyako. En 1926, Mokichi s’est senti pris dans un état particulier, ou il s’est mis a écrire des choses automatiques. Cela a duré pendant 3 mois, des choses qui concernaient le passé, l’avenir ainsi que le destin personnel d’Okada.

A cette époque , comme il y avait beaucoup de phénomènes comme cela au japon, le gouvernement faisant beaucoup de répression sur tout groupe ou personne qui pourrais avoir des idées suspectes (d'après les concepts du gouvernement nationaliste japonais) ce qui étais le cas d'Okada , qui considérait les nationalistes et les gens qui veulent faire la guerre comme des malades mentaux.

Okada a caché ses écritures dans sa véranda . Puis il les a brulées. A ce moment là, il a dit plus tard qu’une puissance énorme s’était emparée de lui et le bougeait à sa guise. Plus il doutait du phénomène, plus cette force produisait des phénomènes miraculeux.

A ce moment là, il a trouvé qu’il avait une sphère de lumière dans l’abdomen, qui étais un pouvoir qui lui commandais d’aider les autres. Il a commencé a pratiquer la guérison, en utilisant le chinkon kishin, qui étais la méditation enseignée par Omoto . « avec les mains jointes et les yeux fermés, on a exercé sa propre nature divine afin de réaliser l’union avec le divin. En répétant cette pratique, on a supposé que l’on pouvait recevoir la force des entités divines, qui permettaient de pratiquer le kishin, c'est-à-dire, guérir les maladies et avoir la capacité de réaliser des miracles. »

Mokichi Okada à partir de cette époque a commencé de plus en plus à enseigner ses conceptions et pratiques de santé , et en 1928, il a arrêté ses affaires pour se consacrer à des activités spirituelles.

8 mois après , il a eu une troisième fille nommée Itsuki. Il a commencé à s’éloigner d’Omoto, mais il ne l’a quittée qu’en 1934. Pendant la guerre, il ne pouvait pas s'exprimer, et il a attendu.

Après la guerre , il a créé une association (qui après sa mort s'est scindée en différentes sectes qui ne s'entendent pas entre elles, chaque groupe revendiquant la vraie philosophie d'Okada!) pour propager son enseignement sur la santé naturelle, l'agriculture biologique qu'il a conçue ( qui s'est bien répandue au Japon, en Thailande et aux USA), sa conception de l'art (qui doit aider l'humain à s'élever , il a construit plusieurs musées au Japon , qui sont bien célèbres - Musées de Hakoné et d'Atami :

http://www.moaart.or.jp/english/hakone/index.html). http://www.moaart.or.jp/english/top.html

Selon lui, dans le passé, les sociétés étaient spirituelles parce que les connaissances scientifiques n'existaient pas. Le but du divin ou de la nature est de créer une civilisation mondiale ou le matériel et le spirituel sont en harmonie. La nature agit par des crises qui sont des phénomènes de réajustements, que le shinto appelle purification.

Si on ne comprend pas ce principe, la situation peut empirer.

Okada a pratiqué une forme de magnétisme, qu'il appelle johrei (浄霊), qui consiste à utiliser l'énergie spirituelle pour dissoudre des blocages dans le système énergétique du corps.

(attention aux requins du marketing qui vendent des stages de "Johrei", on en trouve surtout dans les pays anglo-saxons.

Le Johrei selon Mokichi Okada,  n'est pas "vendu" et se pratique dans une lignée, après avoir reçu une calligraphie de "Hikari", la lumière, qui permet d'entrer dans l'égrégore spirituel de Mokichi Okada. Cette pratique , comme nous l'avons indiqué, dérive des talismans que donnait l'Omoto Kyo, qui vient elle même de la tradition des Ofudas 御札 donnés par les sanctuaires Shinto ).

Mais son système pour rétablir la santé ne consiste pas dans le fait de compter sur le johrei, mais de comprendre comment fonctionne la nature, et de pratiquer l'agriculture naturelle qui puisse nourrir les êtres humains de façon saine , ainsi que d'éliminer la pollution sur la planète et les guerres, qu'il considère comme une maladie de l'esprit humain.

Après le décès de Mokichi Okada, sa femme a semble t'il essayé de ramener le mouvement vers la tradition japonaise et l'Omoto kyo, mais des disciples pro- américains l'ont entrainé dans une direction de plus en plus dégénérée. film d'archive sur la femme de Mokichi,appellée Nadai Sama :

Certains chercheurs japonais pensent que le Johrei aurait été créé par Okada à partir de  l'enseignement du Dento Reiki de Choso Usui Mikao, mais il n'y a pas de documents qui puissent le confirmer. Mikao Usui étant considéré comme le précurseur de la guérison  par les mains. Mais  le Johrei s'est développé dans un contexte sectaire , alors que le Reiki au Japon est resté hors de toute doctrine religieuse.(sauf le Reiki occidental dévié par les conceptions du New Age américain, qui n'a plus aucun rapport avec la tradition spirituelle japonaise).

En occident, pour étudier le Reiki hors de toute influence sectaire et dans le contexte de la culture japonaise et du Shinto, il n'y a que Tomomi Yasue qui  l'enseigne de façon traditionnelle. Elle est également Shihan de calligraphie de l'école japonaise Nihon Shuji Kyoiku Zaidan 日本習字教育 : http://reiki.fdgr.org/

 Un cours pour les enfants de l'école de calligraphie Nihon Shuji Kyoiku Zaidan :

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mercredi 6 octobre 2010

Radio Japan FM . TV japonaise etc...

Radio de musique japonaise en ligne :

http://japanfm.fr/

Si vous avez la  TV par Freebox, vous pouvez regarder des émissions de la chaine Japonaise NHK, qui présente des émissions tres interressantes sur la culture japonaise. C'est gratuit , en anglais, mais même si vous ne comprenez pas l'anglais, vous pouvez voir de magnifiques paysages et les gens du Japon :

http://www.nhk.or.jp/nhkworld/english/tv/genre/index.html

 

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