vendredi 24 juillet 2009

TRADITIONS DU JAPON

                Bienvenue sur le blog de L'Institut des Traditions du Japon.

                                                Institut privé Franco-Japonais  

 

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Culture japonaise. Philosophie. Initiation. Spiritualité. Arts traditionnels 

               

Buts de l'Institut: 

- Faire connaître les traditions et la culture japonaise.

- Développer la communication interculturelle

- Préservation des anciennnes traditions spirituelles dans une optique non sectaire, antiraciste et humaniste.

L'Institut est totalement indépendant.

Il n'est lié ni à des instances gouvernementales, ni à aucun mouvement sectaire, religieux ou politique.

Il est orienté vers le développement de la réflexion individuelle, de la liberté de penser, de la préservation de la nature et de la spiritualité naturelle.

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                                     Kamon de la Famille Yasue , descendante du Samurai Yasue de la province de GIFU.

  さくらさくら    (Sakura    Sakura - chanson traditionnelle japonaise -) : 

 

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Source d'eau pure pour la cérémonie du Thé - Haut lieu du KI- Guérison spirituelle  (Central Japon)

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vendredi 31 juillet 2009

Etudes

                                  Institut des Traditions du Japon       

                                    

                                               Etudes 

Département Spiritualité japonaise.

Section shamanisme japonais

Sur les traces de Nakai Shigeno :

Nous avons marché sur les pas de Nakai Shigeno, à Osaka et à Kyoto.

Visite et rencontre avec la femme du Guji du sanctuaire ou résidait Nakai Shigeno à Osaka. Rencontre avec les prêtres du sanctuaire de Fushimi Inari Taisha à Kyoto.

Section Shinto

 

Le sanctuaire Fushimi Inari Taisha

La tradition d’Inari au Japon.

Relations de la tradition d’Inari de Fushimi et Kukai

Kukai avait transmis des méthodes secrètes de prières ésotériques au sanctuaire de Fushimi.

Relation ésotériques entre Inari, Dakini Ten, Amaterasu et Dainichi Nyorai.

La tradition Ogamiya

Les transmissions secrètes de méthodes de prières ésotériques et rituels conservées par le sanctuaire de Fushimi et retransmises par les Ogamiyas de tradition d’Inari.

Etude des systèmes de prières ésotérique et rituels dans la tradition Ogamiya.

Conceptions du monde dans la tradition des Ogamiya du Japon

Département sociologie

Etude du reiki en occident

Le mouvement Reiki occidental : une forme de  récupération néo-colonialiste par l'occident  d'une méthode traditionnelle japonaise ? ou la possibilité d'un échange interculturel ?

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Posté par toru okada à 10:22:00 AM - - Rétroliens [0]
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samedi 1 août 2009

Le monde du Shinto

 

 

 

  Le monde du Shinto est la foi japonaise traditionnelle basée sur le shamanisme et l'animisme. Bien que les termes shamanisme et animisme soient des concepts occidentaux, le texte ci dessous considère ces sujets d'un point de vue japonais.

Nous nous appuyons plutôt sur les travaux du professeur Nakamura, que sur les travaux d'ethnologues , qu'ils soient occidentaux ou japonais, qui ne fondent leurs analyses que sur des textes ou des explorations sur le terrain, mais qui eux mêmes ne sont pas membres des confréries shamaniques du Japon, ni prêtres shinto, et n'ont pas expérimenté les pratiques traditionnelles dont ils peuvent parler.

L'avantage du travail du professeur Nakamura, est qu'il est non seulement un universitaire, professeur de psychologie sociale, mais qu'il a étudié également la parapsychologie, la psychologie transpersonnelle, il a suivi la formation de prêtre Shinto, et l'entrainement d'Ogamiya, terme désignant un shaman traditionnel dans la terminologie du sud du Japon. Les travaux du professeur Nakamura rejoignent nos propres recherches dans les domaines du Shinto et du Shamanisme japonais, ainsi que sur la philosophie japonaise.

Nous n'abordons pas içi les sujets du shinto des sectes , des organisations religieuses particuliaires, ni des associations ou doctrines politiques. Notre propos n'est pas de discuter sur le Shamanisme ou le Shinto, mais d'essayer d'exprimer la spiritualité du Japon dans son esprit. 

"Les sens des anciens étaient plus forts que ceux de l'homme moderne, et il semble qu'ils avaient plus de perceptions extrasensorielles (clairvoyance,télépathie,précognition). Leur point de vue sur la nature ou l'univers était entièrement différent de ceux de l'homme moderne. Les anciens avaient le sentiment que Dieu se cache dans la création toute entière et ils sentaient sa présence.Ils vivaient constamment avec Dieu." (Pr. Nakamura)

Ces paroles d'un prêtre Shinto Ogamiya, nous mènent déjà loin des conceptions et des clichés habituels que l'on lit partout sur le Shinto, présenté en général comme la" religion polytheiste indigène" du Japon !

Il continue en ces termes: "Ils marchaient ensemble solidaires et avec ce Dieu qu'ils nommaient aussi "Nature".

Ils étaient dans l'émerveillement de la nature, la vie naturelle.Vivre naturellement. Ceci est notre style de vie ancestral. Avoir vécu une vie difficile mais en jouant avec Dieu, ils ont expérimenté un changement dans leur coeur. En vivant une telle vie, bien sur, on arrive à obtenir un sentiment religieux."

Les anciens considéraient les manifestation de la nature comme l'activité de Dieu.

Ils vénéraient la pousse des plantes , et en particulier, des plantes qu'ils consommaient, comme divine.

Ils vénéraient l'esprit dans la nature. Egalement l'esprit des ancêtres, qui participait à faire pousser les plantes. Puis ils vénéraient aussi l'esprit de la communauté, qui devint le dieu de la communauté. La puissance de l'incantation qui protège la communauté.

Les caractéristiques de l'ancienne foi peuvent être découvertes en étudiant les coutumes , les légendes d'Okinawa et des îles Amami à l'époque jomon. Par association, par inférence analogique des choses que l'on peut vivre et observer dans la vie quotidienne, l'ancien japonais a tenté de comprendre l'être humain, le dieu et la nature. C'est à dire , qu' ils ont relié la culture , la pousse et la mort des plantes (les céreales), la vie et la mort des personnes, les mouvements du soleil, à la foi , la mythologie, les festivités. Les gens de la mer, du sud qui vénéraient le soleil, rencontraient les habitants des montagnes. Ils pensèrent que le soleil se levant à l'est, naissait de la caverne du soleil. Ceci devint une des sources du Shinto.

Les anciens japonais identifièrent le mouvement du soleil à la vie d'un être humain. Le soleil nait, se déplace et meurt, puis se reincarne. En même temps ils pensaient que Dieu est ce qui se cache derrière les apparences. Mais ils ne pensaient pas que Dieu est une abstraction, et ils le cherchaient dans les choses de la vie quotidienne. Le prototype du dieu est le serpent, qui était considéré comme un dieu ancêtre ainsi qu'un dieu de l'agriculture. Au Japon , le serpent est considéré comme un messager de Dieu. Le mont Miwa est une montagne sacrée, dont le dieu est un serpent. La montagne est considerée aussi comme un dieu.

On peut dire que la spiritualité est la conscience de l'âme, ce qui est une experience universelle dans l'humanité, et admise par tous les peuples. Les differences de formulations diffère selon les localisations, les conditions sociales, culturelles...La spiritualité des japonais

est due a l'experience du peuple japonais.

C'est l'experience de ressentir "le fait d'être vivant" qui constitue la spiritualité, c'est ce qui a été perdu actuellement :

"Rappellez vous lorque l'être humain était "une partie de la nature". La pluie, le vent, le tonnerre, la lumière du jour, la mer, les montagnes, les bois... L'alimentation et les biens étaient rares, et nos ancêtres vivaient chaque jour dans le risque, mais aussi dans l'émerveillement de la nature. La bénédiction qu'étaient la récolte du riz, de la chasse, de la collecte,de la pêche, la fertilité du sol étaient la bénédiction des esprits du panthéon. En mangant bien, nos ancêtres offraient des prières de gratitude au Dieu de la montagne et de la mer."

"La nature était Dieu = l'esprit= Kami lui même. Les gens étaient nés dans la nature, avaient grandi en elle, avaient vieilli, souffert,et étaient morts. La vie avec la nature = Kami en tout temps. Vivre avec la réalisation du Kami à ses cotés. Le Kami habitait dans la nourriture, et dans les biens que produisaient les êtres humains. Il n'y a pas d'opposition telle que la matière et l'esprit, la nature et l'être humain içi.Il doit y avoir eu le sens que tout est connecté avec le Kami. Ce simple sentiment naturel est l'émergence de la spiritualité."

"Si vous êtes la personne influencée par la culture occidentale, vous aurez un sentiment étrange ou serez curieux de l'idée que la nature est" Dieu". les anciens japonais n'avaient pas l'idée d'un Dieu personnifié, mais plutot que Dieu est partout autour de nous dans la nature.Ils croyaient à l'excellente vertu ( terrible puissance) derrière les oiseaux, les animaux, l'herbe, les arbres, la mer, la montagne, etc... Le culte de la nature au Japon a été l'animisme qui adore l'esprit divin qui habite dans les objets naturels.

Ainsi Dieu en japonais désigne les travaux de l'esprit,de l'âme, et le pouvoir surnaturel.

La spiritualité n'est pas l'experience de la transcendance que l'on ne peut atteindre qu'avec un entrainement intensif.

Inutile de dire, qu'il y a de grandes difficultés pour la personne qui vit dans certains contexte religieux.Néanmoins, l'éveil spirituel n'est pas necessairement atteint en suivant une voie difficile, de pénitence. Même si vous pratiquez la méditation, des exercices spirituels, l'éveil spirituel ne sera pas forcement atteint.

Une méthode pour atteindre l'éveil spirituel est de faire ce qui est naturel de façon naturelle.Vivez franchement naturellement.

Si l'on peut s'établir dans une ignorance et une insouciance telle qu'un enfant les connais naturellement, n'importe qui peut réaliser la spiritualité. Chacun a obtenu l'illumination après être né. Ayant perdu l'instant de l'illumination quelque part pendant l'enfance , ne croyons nous pas trop sérieusement que la vie est une chose pénible, triste, difficile ? "

Pr. Nakamura

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Posté par toru okada à 08:54:00 PM - - Rétroliens [0]
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mardi 11 août 2009

Introduction au Shinto

Tenter d'expliquer n'est pas définir, il serait contraire à l'esprit du Shinto de le définir, car la définition enferme et fige. Ce qui est contraire à la vie. Comme jadis les druides , les prêtres Shinto préservent une tradition vivante , mais plutôt non verbale qu'orale. La transmission ne se fait ni par une doctrine, ni par un dogme , mais en vivant et expérimentant par soi même. Il n'y a pas non plus d'uniformisation, et chacun est libre d'individualiser la foi comme il le veut.

Les prêtres Shinto maintiennent la tradition sans l'imposer, avec une grande dignité. Ce qui parfois crée des incompréhensions de la part de certains observateurs non participants.

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Le Shinto est une religion qui n'avait pas de nom. C'est lorsque le bouddhisme fut introduit au Japon qu'il devint nécessaire de donner un nom aux pratiques et sentiments religieux qui existaient auparavant dans le pays.

Pour le distinguer du bouddhisme, on utilisa deux idéogrammes chinois.La langue japonaise était à l'origine orale et ne possédait pas d'écriture. On utilise donc des idéogrammes chinois pour l'écrire, ce qui induit deux prononciations possibles pour un seul nom:"à la chinoise" ou "à la japonaise".Il s'en suit que l'on peut prononcer soit"shinto", soit "kami no michi", à la japonaise.

Comme "kami" ne désigne pas un pluriel, on ne peut pas traduire : "la voie (Michi) des Kamis". Ni : "la voie du Kami". Le terme "Kami" ne fait pas de différence entre pluriel et singulier.

Si l'on dit " la voie des Kamis", cela induit une conception polythéiste qui n'existe pas dans le Shinto. Le Shinto n'est ni monothéiste, ni polythéiste.

Par contre tout shintoiste peut l'interpréter comme il veut. On peut l'interpréter comme polythéisme ou comme monothéisme, mais c'est seulement une interprétation individuelle.

L'interprétation la plus proche de la réalité serait peut être de dire que le Shinto considère qu'il n'y a qu'une divinité d'essence qui peut se manifester par un nombre infini d'êtres spirituels.

Les êtres spirituels les plus "élevés" étant la personnalisation de cette divinité d'essence.

La mythologie Shinto ne fait qu'exprimer la parenté spirituelle de tous les êtres qui descendent de la première essence spirituelle représentée par le premier Kami.

Du premier Kami apparaissent les deux Kamis Musubi, qui représentent l'archétype de la polarité, et du pouvoir créateur. Puis , après les stades préliminaires, les êtres sont engendrés par le couple primordial Izanagi et Izanami. Il s'en suit que toute personne et toutes choses sont des enfants des Kamis, ont une nature de Kami, et sont en puissance des Kamis.

Citons Jean Herbert dans son ouvrage "aux sources du Japon, le Shinto":

"Il n'est pas exagéré de dire que cette croyance (la conception de la parenté de tout ce qui est dont nous venons de parler) a joué un rôle prépondérant dans la formation de l'esprit japonais, non seulement dans en ce qui concerne les conceptions et les activités religieuses , mais aussi dans tout ce qui a trait à l'organisation sociale, au comportement individuel, à la morale et à l'attitude mentale envers la vie. C'est d'elle que proviennent le respect éprouvé pour tout ce qui est , la conscience d'une continuité ininterrompue dans le temps et l'espace, un sens élevé du devoir, un sentiment de sécurité et aussi l'intrépidité qui en est la conséquence."

Ce qui caractérise le Shinto, c'est donc comme le dit aussi Jean Herbert, la conviction profonde que les Dieux, les hommes et toute la nature sont en fait nés des mêmes ancêtres et sont par conséquent parents. Et que l'homme est indissolublement lié au Kami, par des liens à la fois biologiques et spirituels.

"En lui coule le même sang divin qui coule aussi dans les animaux, les plantes, les minéraux et toutes les autres choses dans la nature...Homme, terre, montagne, rivière, vallée, brume, arbre, herbe sont tous hara-kara, frères nés du sein de la même Mère Divine".( Chikao Fujisawa, cité par J.Herbert).

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Le Shinto possède une théologie et des textes que l'on peut considérer comme sacrés,

dans le sens ou ils sont respectés et anciens, sans être des vérités révélées ni des dogmes, seulement des compilations faites à la même époque ou il fut nécessaire de trouver un nom pour désigner cette spiritualité ancienne.

Le Shinto n'a ni dogme ni credo. Les prêtres Shinto maintiennent une attitude non dogmatique et "énergiquement non intellectuelle". "Le Shinto fait plutôt appel à un sens inné du devoir et de la responsabilité , ainsi qu'à des sentiments d'amour respectueux spontané envers le monde entier"(Kanichi Hirata, ancien prêtre-guji de l'Ô-mi Jingu, cit. J. Herbert).

" En Shinto, on peut être un adorateur sans rien comprendre intellectuellement, et l'adorateur est beaucoup plus impressionné par les arbres qui entourent le temple, ou par son petit lac, que par n'importe quelle théorie"( grand prêtre Tomoaki Yoshida, cit. idem).

Nous terminons par cette citation du livre de J. Herbert, qui est le seul à avoir tenté une étude sérieuse sur le Shinto en francais :

"La liberté pratiquement totale de pensée qu'encourage le Shinto, jointe à la variété sans limites dans le rituel, est certainement l'une des raisons principales pour lesquelles le Shinto a pu se maintenir en parfaite santé malgré toutes les attaques et les concurrences dont il a été la cible au cours de de son existence multimillénaire. Nous verrons dans un chapitre suivant comment il a réagi à un prosélytisme bouddhique agressif. Il adopte une attitude (on ne peut guère dire une politique, car elle vient trop naturellement) très semblable en face du matérialisme occidental virulent, qui fait passer les considérations économiques avant les valeurs morales et spirituelles. Le Shinto a pu, dans une surprenante mesure, combiner adaptabilité et tolérance (et par conséquent amour et paix) avec une fidélité sans défaillance à tout ce qui lui est essentiel.

Shôjin, le principe de la progression incessante, est en fait un élément capital dans l'esprit même du Shinto".

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lundi 9 novembre 2009

Claude Lévi-Strauss et le Shinto

Dans cet interwiew, Claude Levi-Strauss nous parle de sa proximité avec le Shinto:

Claude Lévi-Strauss [1]

1908 -2009

Anthropologue français

Influencé par les réflexions du linguiste Roman Jakobson, Lévi-Strauss transpose les méthodes « structuralistes » d'analyse des phénomènes à l'anthropologie, comme outil de recherche pour une grammaire universelle de la mythologie. Fondateur de l'anthropologie structurale, il fonde aussi le laboratoire d'anthropologie sociale.

* * *

Derrière la variété des cultures, il existe une unité psychique de l'humanité.

Le missionnaire jésuite n'était pas supérieur au sauvage Bororo qu'il venait convertir au Christ et à la modernité. Pour comprendre quelque chose à l'homme, il ne faut pas se limiter à s'observer soi-même à la manière du philosophe qui pratique l'introspection. Il ne suffit pas non plus de se limiter à une période, à la manière de l'historien. Il est au contraire indispensable de brûler ses vaisseaux, de partir à la rencontre de ceux qui semblent le plus éloigné possible de nous-mêmes, afin de chercher ce qui, dans la nature humaine, est constant et fondamental.

Ce qui manquait à l'anthropologie jusque dans les années cinquante, estime Lévi-Strauss, c'était une théorie, un système, un instrument pour comprendre ce que l'on voyait. « Toutes les sciences, affirme-t-il, ne fonctionnent que sur la base de théories explicatives ». Ainsi, en sociologie, Marx, le premier, a montré que pour interpréter la réalité sociale, il fallait sortir de la perception immédiate et la voir à travers un système. Ce que Marx a fait pour la sociologie, Lévi-Strauss le fera pour l'anthropologie : Le structuralisme est une lunette pour déchiffrer les civilisations.

L'un des véritables fondateurs du structuralisme, rappelle Lévi-Strauss est Roman Jakobson. Ce linguiste russe a démontré comment, « dans la quantité illimitée des sons que la voix peut émettre, chaque langue en sélectionne un petit nombre formant un système et qui, par la façon dont ils s'opposent entre eux, servent à différencier les significations ». Pour Roman Jakobson, chaque langue est donc une variation à partir d'une structure. Or, de son côté, en comparant les relations de parenté chez les primitifs et leurs mythes, Lévi-Strauss avait observé qu'il retombait toujours sur les mêmes problèmes de base. Il en conclut que, derrière la variété des cultures, il existe une unité psychique de l'humanité. Les civilisations ne font que combiner des éléments de base communs à toute l'humanité. Les hommes ne font que combiner un nombre limité de conduites possibles. À la manière dont nous jouons avec un kaléidoscope les figures sont nombreuses, mais elles ne font que déplacer des structures de base, toujours les mêmes. Voilà pourquoi on constate parfois, dans des civilisations éloignées, des ressemblances troublantes : ce n'est pas nécessairement parce que ces civilisations ont communiqué entre elles. Par exemple, on retrouve dans l'Antiquité classique, en Extrême-Orient, en Amérique, le même mythe d'un couple de nains en guerre contre des oiseaux aquatiques. A-t-il été inventé plusieurs fois? C'est peu probable ; ou bien on se l'est emprunté, ou bien l'esprit humain a travaillé ici et là de la même façon.

Les mythes et les règles de la vie sociale sont le matériau de base dans lequel Lévi-Strauss détecte les « invariants structurels ». Exemple? La prohibition de l'inceste. Dans toutes les sociétés, cet interdit, en contraignant au mariage hors de la famille, assure le passage de l'homme « biologique » à l'homme en société. Voilà le type même de la structure invariante.

L'avantage de l'observation des primitifs, c'est que leur société étant plus simple et plus petite, une analyse globale se heurte à moins d'obstacles. Il n'y a pas de civilisation « primitive » ni de civilisation « évoluée » ; il n'y a que des réponses différentes à des problèmes fondamentaux et identiques. Non seulement les « sauvages » pensent, mais la « pensée sauvage » n'est pas inférieure à la nôtre, et elle est fort complexe ; simplement, elle ne fonctionne pas comme la nôtre. « La pensée occidentale, dit Lévi-Strauss, est déterminée par l'intelligible : nous évacuons nos sensations pour manipuler des concepts. À l'inverse, la pensée sauvage calcule, non pas avec des données abstraites, mais avec l'enseignement de l'expérience sensible : odeurs, textures, couleurs ». Dans les deux cas, l'homme s'emploie à déchiffrer l'Univers, et la pensée sauvage, à sa manière, y parvient aussi bien que la pensée moderne.

Ce qui distingue « l'homme civilisé » du « primitif », c'est l'attitude devant l'Histoire, dit Lévi-Strauss. Les primitifs n'aiment pas l'Histoire, ils désirent ne pas en avoir ; ils se veulent primitifs plus qu'ils ne le sont véritablement. En fait, bien des événements ont bousculé les sociétés sauvages — guerre et paix, règnes et révolutions —, mais elles préfèrent en effacer les traces. Ces sociétés préfèrent se voir immuables, telles qu'elles se croient créées par les dieux. Chez nous autres « modernes », à l'inverse, l'Histoire est un objet de vénération. C'est par l'idée que nous nous faisons de notre histoire que nous cherchons à comprendre le passé, le présent et à orienter l'avenir. L'Histoire est, selon Lévi-Strauss, le dernier mythe des sociétés « modernes ». Nous arrangeons l'Histoire à la manière dont les primitifs arrangent les mythes : une manipulation arbitraire pour inventer une vision globale de l'Univers.

La découverte du Nouveau Monde et le colonialisme furent un désastre humain, « le crime des crimes ». Mais, dit Lévi-Strauss, nous ne sommes pas pour autant coupables de ce qu'a fait Christophe Colomb ou de ce qu'ont fait nos grands-parents. Aussi, juge-t-il absurde et mal orientée la culpabilité des intellectuels européens qui pleurent sur le Tiers-Monde. « Les dirigeants actuels du Tiers-monde sont au moins aussi responsables de la destruction des cultures dites ‘arriérées' qui subsistaient chez eux, que ne l'est l'Occident actuel ».

Sa conférence devant l'Unesco en 1971 causa un énorme scandale. Trois observations en furent la cause : 1. « La génétique moderne, en discréditant la notion de race et en lui substituant celle des stocks génétiques, permettait d'en parler autrement qu'en termes métaphysiques et de comprendre sur quelles données objectives reposaient les distinctions. 2

. Entre les cultures il est normal que, mises en contact sur des territoires contigus ou qui se chevauchent, elles génèrent des réactions d'agressivité. Les « primitifs » le savent bien. 3. Les cultures sont créatives lorsqu'elles ne s'isolent pas trop, mais il faut qu'elles s'isolent quand même un peu ». Si les cultures ne communiquent pas, elles se sclérosent, mais il ne faut pas non plus qu'elles communiquent trop vite, afin de se donner le temps d'assimiler ce qu'elles empruntent au dehors. « Aujourd'hui (1989), dit Lévi-Strauss, le Japon me paraît l'un des seuls pays à atteindre cet optimum : il absorbe beaucoup de l'extérieur et refuse beaucoup ».

Mes origines juives ne m'ont jamais tourmenté, ni le judaïsme  comme religion. Je me sens plus proche de l'animisme, en particulier du shintoïsme des Japonais ».

Extrait de Les vrais penseurs de notre temps de Guy Sorman, Fayard © 1989.

Posté par toru okada à 06:05:00 PM - - Rétroliens [0]
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dimanche 21 février 2010

Shamanisme japonais : définition

Le Shamanisme japonais: Définition

Le terme shamanisme est un terme qui a été construit par les anthropologues et historiens des religions occidentaux, à partir d'un mot qui provient des tribus toungouses de siberie.
Pour les membres des traditions qui sont qualifiés de shamans par les occidentaux, ce terme n'a pas de signification.

Nous utilisons néanmoins ce terme qui a été popularisé en particulier par Mircéa Eliade, pour simplifier la communication, mais cela demande de définir le sujet.

Le shaman est un "spécialiste du  sacré", qui a des caractéristiques particuliaires.
Il utilise des techniques , méthodes issues de la ou des religions qui existent dans le milieu ou il vit. Mais il ne les interpretent pas de la même façon que les religieux.

Il ne se base pas sur une doctrine religieuse, mais il  utilise des éléments de la tradition en les réinterpretant de façon a redonner un sens à la vie des personnes qui font appel à lui.

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Il ne se base pas sur  la croyance religieuse mais sur l'experience. c'est pourquoi il se trouve généralement en phase avec  les formes de religiosité populaire plutot qu'avec la religion formelle.

Il n'est pas un créateur de secte religieuse, ni un prophète, et ne remet pas en question la religion établie ni le systeme social.

Sa fonction est d'aider par son experience spirituelle et ses connaissances de la vie dans ses racines vitales, les gens a résoudre leurs problemes de vie.

C'est pourquoi il privilégie l'efficacité et rejette ce qui n'a pas de rapport avec la réalité.
Il existe parfois  des religions qui ont été créées par des shamans, mais dans ce cas ils sont sortis de leur fonction et sont devenus des prophètes , ou des contestataires religieux.(ex: Onisaburo Deguchi, Nao Deguchi, Sayo Kitamura).

La caracteristique du shaman est qu'il ne se contente pas d'une croyance, mais qu'il effectue une pénétration directe du monde invisible, et c'est à partir de cette investigation , qu'il va réinterpréter le réel et le spirituel .

Il établit une relation directe avec les divinités, et il utilise cette relation directe pour redonner du sens et orienter les personnes qui font appel à lui.

Le contact avec les divinités  est une mise en relation directe avec les forces vitales anciennes qui sont à la base de la vie humaine , animale et cosmique. (interprétées comme l'inconscient collectif en occident).
Ceci explique la différence fondamentale qui existe souvent entre la vision du shaman et celle du systeme religieux basé sur une construction intellectuelle ou dogmatique de l'image de la réalité.   

Il redonne le sens des choses qui sont vécues par les humains, avec la connaissance de l'interaction et de l'interdependance de tout ce qui est vivant, par la participation à la vision du monde qui tient compte de toutes les formes de vie, invisibles et visibles, quand  la société ou la religion ont oublié et coupé les humains de leurs liens avec toutes les autres formes de vie, et en particulier avec les forces spirituelles et originelles que sont les divinités.

Le Shamanisme japonais se différencie d'autres formes de shamanisme dans le fait qu'il n'utilise aucune forme de substances psychotropes ou plantes hallucinogènes.

Les Shamans japonais utilisent la discipline spirituelle pour atteindre un état de conscience différent et l'ouverture sur le monde autre, constitué des divinités ancestrales.

On appelle "Gyo" cette discipline, et les praticiens sont appellées "Gyojas".
La majorité des Shamans japonais sont des femmes.

L'ascèse des Shamans est de nature differente  de celle du shugendo et des "Yamabushis".
Les shamans contrairement aux Yamabushis ne cherchent pas des formes d'ascèse extreme et spectaculaires.

Les Yamabushis quand à eux appartiennent à un ordre hiérachisé et militarisé, essentiellement masculin, de part leur ralliement à la religion bouddhiste.(depuis l'époque Meiji).
Ils basent leurs pratiques surtout sur la discipline de l'école Tendai, qui était reliée ainsi que le zen, à l'armée et à la caste militaire.

Le Shugendo, qui n'est pas une école (shu) mais une voie (do), avait été dissout par le gouvernement japonais comme étant un " shinto déviant".

Effectivement, certains  adeptes du shugendo, fanatisés, font le voeux de se suicider si ils ne réussissent pas leur exercice.
Certains se suicident en se jetant du haut de précipices ou se jettent du haut d'une cascade, pensant que leur "mort volontaire pourrait aider l'humanité! 

Ceci est contraire aux conceptions du Shinto , qui rejète tout ce qui n'est pas naturel, et ne contient pas de sens de culpabilité ou de sacrifice.



Les Shamans japonais n'ont pas de hiérarchie ni de systeme organisé, et sont en général indépendants. Il sont reliés ou membres, par contre, de certains sanctuaires, qui sont des lieux de pouvoir spirituel très anciens .
Les shamans japonais sont dépositaires des traditions primordiales qui se perpétuent de façon secrète depuis la préhistoire au Japon.

Il n'y a evidemment aucun rapport avec le "Neo-chamanisme américain" (inventé par Michael Harner) que l'on trouve en occident qui n'est inclut dans aucune véritable tradition .

Consultation de Shamans Itako à Osoresan , dans la province d'Aomori:

Sur cette video , on peut voir l'Itako (tradition de shamans aveugles du nord du Japon) : http://www.youtube.com/watch?v=PJlALTCcRwY

 

Kimura Fujiko est la plus mediatisée des Shamans japonais. Elle appartient à la tradition des Shamans du nord du Japon connus sous le teme "Kamisama". Sa mère était déjà Shaman. Kimura est connue pour ses pouvoirs psychiques, elle a souvent permis de retrouver des personnes disparues, ainsi qu'un serpent qui s'était enfui d'un zoo.: Sur cette vidéo , on peut voir une évocation de sa vie, depuis son enfance. Elle refusait de suivre le chemin de sa mère, de devenir Shaman, jusqu'a ce qu'elle ait la vision du Kami, sous la forme de lumière. Suite à cela, elle avait les perceptions extra sensorielles, visions sur la vie des gens partout ou elle allait. Elle finit par accepter son destin, et continuer le travail de sa mère , comme Shaman Kamisama. Les gens viennent la consulter pour la résolution de leurs problèmes.

 

 

 

 

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Taki Kudo, chamane de Tsugaru - Nord du Japon - ( Kamisam, Itako) Note: Les itakos sont des shamanes aveugles, alors que les Kamisam ou Kamisama (mediums de kamis) ne le sont pas.

 

 

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Shamane Yuta à Okinawa (sud du Japon) Ryuku islands :

 

 

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jeudi 14 octobre 2010

Etude sur le shinto agricole par rapport au shinto de cour

Etude sur le Shinto agricole par rapport au Shinto de cour.


Si on étudie le shintoïsme, on se rend compte qu’il y a différents courants en son sein, qui semblent ne pas appartenir aux mêmes époques, ni au même milieu social.

Parallèlement à l’histoire officielle véhiculée par le Jinja honcho, qui est en fait la continuation du shinto d’état, pratiqué et imposé par la noblesse a la nation, survit dans le peuple un autre culte dont l’origine semble remonter jusqu'à la préhistoire.

( Le jinja Honcho est lié au sanctuaire d’Ise, (Isé jingu), et contrôle la plupart des sanctuaires shinto du Japon, il est fortement imprégné de confucianisme et politisé. Certains sanctuaires ne sont pas placés sous son autorité, et portent le nom de tanritsu jinja.)

Il s’agit du culte d’Inari, des yama no kami et Ta no kami, qui sont en fait la même divinité ancienne, vénérée sous différents aspects et différents nom, selon les régions. Culte lié au cycle éternel de la nature, a la force de croissance des plantes, a la reproduction animale et humaine (d’où la présence de menhirs ou pierres levées parfois grossièrement sculptée en apparence phallique sur une face, et sur l’autre face l’inscription : dieu des champs).

La divinité Inari est considérée comme la déesse Ukanomitama no Mikoto, la déesse du riz, mais aussi des céréales, elle représente en fait la force et l’esprit de vie qui se manifeste dans la croissance de toute chose, et qui protège.

C’est pourquoi on la prie pour quasiment n’importe quoi, y compris la prospérité, longévité, bonheur conjugal, guérison des maladies, protection contre les esprits maléfiques…

On peut mettre son culte en parallèle avec celui de Yama no kami, qui est l’esprit qui descend au printemps de la montagne (ou du ciel selon certaines versions) pour faire pousser le riz, a ce moment là il est appeler Ta no Kami. Puis il repart à l’automne, et retourne dans sa résidence en montagne(ou du ciel).
Inari comme yama no kami donnent lieu aux festivités liées à l’agriculture, le festival Hatsuma.

La foi d’Inari est aussi associée à la présence de renard blanc. Ceci est expliqué par le fait que l’on disait que le yama no kami, quand il descendait de la montagne pour devenir le Tana no kami, montait un cheval et était suivi par un renard .

De là, on a dit que le renard blanc est le messager d’Inari. La couleur blanche du renard le distingue d’autres sortes de renards, indiquant qu’en tant que messager de la divinité, il possède un statut spirituel plus élevé que le kitsune, renard ordinaire considéré comme pouvant être maléfique, comme le racontent les légendes chinoises qui ont été introduites au Japon.

Il existe toutes sortes d’histoires fantastiques concernant le renard magique au Japon, ainsi que des pratiques dans le bouddhisme utilisant la sorcellerie liée aux renards et en rapport avec son identification avec la déité Dakiniten. Les chamans également pratiquaient, et pratiquent toujours la divination et la médiumnité avec les renards blancs du temple Fushimi inari Taisha. Ces pratiques sont néanmoins différentes du culte d’Inari et constituent une sorte de folklore populaire.

Le culte d’Inari s’est répandu dans tout le Japon, devenant extrêmement populaire. Ceci semble du a son statut de kami des rizières, le riz étant la nourriture de base des japonais, le kami qui est en rapport représente par là le protecteur des racines de la vie. Son succès est également du à l’activité de leaders religieux populaires effectuant des prières de protection.

Le culte s’est répandu par l’établissement de sanctuaires par des fermiers aussi bien que des habitants de villes, ainsi que l’établissement de sanctuaires dans les résidences des daimyos, qui furent par là ouvertes à tous. Le culte a absorbé le culte des dieux du tonnerre (raijin shinko) transformé en culte du kami du riz, ainsi que celui des dieux du foyer (yashikigamis) qui existaient dans certaines régions.

Au début de la période d’Edo, la foi de kumano a été absorbée par la foi d’Inari dans les zones du plateau de Musashino. Inari a continué à pénétrer de nouvelles régions. Dans les régions de commerce, Inari était considéré comme le kami qui assure la prospérité commerciale. Dans les villages de Pêcheur, il devenait le kami de la pêche. Ces exemples montrent qu’Inari s’adaptait aux caractéristiques de chaque région. Les noms des sanctuaires contiennent des préfixes du nom des endroits et du nom des gens, ou ils se réfèrent à la fonction du Kami.

La multiplicité des manifestations d’Inari reflètent la multiplicité des prières qui sont faites par les croyants de son culte. Une caractéristique du culte d’Inari est aussi qu’il est adopté par des individus et des foyers individuels, comme culte domestique et privé, plutôt que par de vastes groupes ou régions.
Il représente donc une forme de religion populaire qui échappe au contrôle des systèmes religieux nationaux, tout en ayant ses centres de culte prestigieux et célèbres comme le sanctuaire Fushimi Taisha.

On reconnaît les sanctuaires d’Inari au fait qu’ils ont des toriis rouges, gardés par deux renards blancs.

Il y aurait environ 30000 sanctuaires d’Inari, soit environ 40% des sanctuaires shinto de tout le Japon, sans compter les sanctuaires privés des particuliers.

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jeudi 24 mars 2011

Le Ko-Shinto 古神道,et la culture originelle de l'humanité

                                 Le Ko-Shinto 古神道 et la culture  originelle de l'humanité

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Le Ko-Shinto est la culture originelle de l'humanité, qui vivait en harmonie avec la nature .
Ko-Shinto signifie "l'ancienne voie divine", ou la voie des dieux anciens.(Kami-No- Michi)
Mais ces mots ont été utilisés a partir de l'entrée de la culture chinoise au Japon, originellement il n'y avait pas de nom.
Ces termes se réfèrent à la culture Jomon et Yayoi de la période préhistorique du Japon, mais c'est la même conception originelle qui existait partout chez les anciens hommes.
On retrouve des mégalithes au Japon , comme dans toutes les anciennes cultures.
Dans chaque forêt et campagne (même dans les villes) au Japon se trouvent des pierres sacrées, qui témoignent partout de la conscience du lien du peuple avec le monde invisible.(dans la litterature moderne, voir la place de la pierre Mystère/sacrée dans le roman d'Haruki Murakami:Kafka sur le rivage).

 

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Cette conception s'est conservée dans ce que l'on nomme le Shinto au Japon, et dans de nombreuses autres cultures dans le monde (généralement opprimées et méprisée par les pseudo intellectuels et soi disant érudits).

Cette conception consiste à vivre en relation d'harmonie avec les forces de la nature, les esprits de la nature, à garder le contact et la communication avec les esprits des ancêtres (qui sont toujours vivants).

Basé non sur un endoctrinement, mais sur l'experience de la vie des anciens hommes, et sur le bon sens.(qui semble avoir disparu des sociétés actuelles)

Cette culture originelle existait chez tous les peuples de la terre, car la nature et ses principes existent partout, non seulement sur la terre, mais dans l'univers entier.

Plus les humains se sont séparés de la nature, plus ils ont perdu les principes essentiels de la culture humaine ancestrale, solidaire.

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Sont alors apparues des conceptions, des religions et des modes de pensée artificiels, ignorants la réalité du monde naturel, ou le visible et l'invisible sont interdépendants.

Ainsi on a oublié que le monde apparent n'est que le reflet ou l'expression de mondes plus subtils, que le monde physique est un monde constitué d'énergie(KI) et d'esprit(tama- Rei).

 

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               Izumo Taisha no Yashiro

Cette baisse dans la capacité de ressentir le vrai monde a entrainé l'apparition de philosophies et religions artificielles, basées sur  l'imaginaire et l'intellect, qui essayaient de reconstruire une image du réel.

Ainsi, au Japon, on a imposé (par la force) le bouddhisme, basé sur une doctrine , et le confusianisme, également basé sur l'intellect. (Alors que les japonais ont culturellement plus de points communs avec les eskimaus qu'avec les chinois).
Ces systèmes étaient plus faciles à comprendre pour les gens qui avaient perdu le developpement de leurs capacités de perception subtiles, ils leur donnait des principes simples (ou simplistes) pour se diriger.

Ils permettaient aux politiciens et dirigeants de la société de disposer d'un code de conduite et de lois, mais  ne permettent pas d'atteindre une véritable conscience du monde réel.

En occident , c'est le chistianisme adopté et adapté par l'empire romain, qui a joué le rôle de couper les gens des liens qu'ils avaient avec les forces de la nature et les esprits ancestraux, pour déboucher plus tard sur le matéralisme figé qui règne actuellement dans le monde, véhiculé et imposé par "la culture occidentale".(qui prône comme "loi " l'egoisme, l'exploitation de la nature et des gens comme mode de vie,le matérialisme idéologique, présenté comme "scientifique", alors que le matérialisme est une philosophie et non une science).

Le chaos qui règne dans le monde est la conséquence de cette perte de conscience de la véritable culture humaine, que l'humanité actuelle a à redécouvrir, pour rétablir cette culture originelle à un niveau planétaire,ce  qui lui permettrait de retrouver le véritable sens de son existence .

 

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La véritable "écologie" n'existera que lorsque l'humanité retrouvera les perceptions naturelles, qui sont des capacités des sens subtils qui permettent  l'appréhension directe du monde sous sa forme d'énergie et d'esprit (s).

Cette culture originelle ne peut pas être imposée par une doctrine , mais par une compréhension et une attitude de respect envers ce qui est "originel", dans l'humain comme dans l'univers.

C'est le grand enseignement que nous donne le Shinto, de conserver la nature intacte sans la transformer, comme les morceaux de la forêt primordiale que l'on trouve autour des sanctuaires dans tout le Japon.(Shinju No Mori http://institutjapon.canalblog.com/tag/Shinju%20No%20Mori )

Le Shinto est un état de relation au réel, et non une doctrine philosophique ou religieuse.On ne met pas de barrières mentales au réel. On n'interprète pas, ainsi le réel inconditionné peut se révéler et apparaitre.

 

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Matsuri (célébration Shinto d'hommage aux Kamis et à la nature) 

Kami no michi:

 

Les termes dieux anciens (kami) ou "voie divine" signifient que l'origine de la vie et de l'univers est spirituelle, c'est à dire que le terme " monde matériel" est une interprétation superficielle vis à vis du monde réel, il existe d'autres niveaux ou dimensions qui sont à l'origine du monde apparent, et "la voie"(michi) signifie qu'il est toujours possible aux êtres humains de pouvoir communiquer et experimenter ces dimensions originelles, pas en suivant une doctrine mais par l'experience et l'attitude de respect envers le monde originel.

Les mouvements de la nature nous rappellent que nous vivons dans un monde vivant et interdépendant, et non dans un univers mécanique comme essaient de nous le faire croire les systemes de pensée dominants.

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                                    Matsuri à Ise

 

site de la Croix rouge japonaise pour les dons pour aider les sinistrés du Japon Tsunami et tremblement de terre (on peut faire des dons par paypal)

http://www.jrc.or.jp/english/relief/l4/Vcms4_00002070.html

La croix rouge japonaise est patronnée par l'Impératrice Michiko (présidente d'honneur)

 

         



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