TRADITIONS DU JAPON
Bienvenue sur le blog de L'Institut des Traditions du Japon.
Institut privé Franco-Japonais
Culture japonaise. Philosophie. Initiation. Spiritualité. Arts traditionnels
Buts de l'Institut:
- Faire connaître les traditions et la culture japonaise.
- Développer la communication interculturelle
- Préservation des anciennnes traditions spirituelles dans une optique non sectaire, antiraciste et humaniste.
L'Institut est totalement indépendant.
Il n'est lié ni à des instances gouvernementales, ni à aucun mouvement sectaire, religieux ou politique.
Il est orienté vers le développement de la réflexion individuelle, de la liberté de penser, de la préservation de la nature et de la spiritualité naturelle.
Kamon de la Famille Yasue , descendante du Samurai Yasue de la province de GIFU.
さくらさくら (Sakura Sakura - chanson traditionnelle japonaise -) :
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Source d'eau pure pour la cérémonie du Thé - Haut lieu du KI- Guérison spirituelle (Central Japon)
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Shamanisme japonais incantation
Shingyo is an incantation practise by japanese shamans . The sense is different of the bouddhist practice. In japan , anybody use this incantation independantly of religius appartence. The sense in the popular religion is the vacuum of evil, it remove the bad things. It is used to request any deity, or spirits of ancestors.
Shingyo est une incantation utilisée par les shamans japonais. Le sens est différent de l'utilisation bouddhiste. Il a pour sens d'écarter le mal, il enlève les choses mauvaises. Il est utilisé pour prier n'importe quelle divinité, ainsi que les esprits ancestraux.
Maka Hannya Haramita Shingyo
Kan ji zai bo satsu Gyo jin han-nya ha ra mi ta ji Sho ken go on kai ku Do is-sai
ku yaku Sha ri shi Shiki fu i ku Ku fu i shiki Shiki soku ze ku Ku soku ze shik
Ju so gyo shiki Yaku bu nyo ze Shari shi Ze sho ho ku so Fu sho fu metsu Fu ku fu jo Fu zo fu gen Ze ko ku chu Mu shiki mu ju so gyo shiki Mu gen ni bi ze-shin ni Mu shiki sho ko mi soku ho Mu gen kai nai shi mu i shiki kai Mu mu myo yaku mu mu myo jin Nai shi mu ro shi Yaku mu ro shi jin Mu ku shu metsu do Mu chi yaku mu toku I mu sho toku ko Bodai sat-ta E han nya ha ra mi ta ko Shin mu kei ge mu ke ge ko Mu u ku fu On ri is-sai ten do mu so Ku gyo ne han San ze sho butsu E han-nya ha ra mi ta ko Toku a noku ta ra san myaku san bo dai Ko chi han-nya ha ra mi ta Ze dai jin shu Ze dai myo shu Ze mu jo shu Ze mu to do shu No jo is-sai ku Shin jitsu fu ko Ko setsu han-nya ha ra mi ta shu Soku setsu shu watsu
Gya tei gya tei hara gya tei
Hara so gya tei bo ji so wa ka
Han-nya shin gyo
La tradition shamanique la plus importante est certainement celle des shamans d' Inari. Il existe trois cents confreries shamaniques affiliées rien que pour le sanctuaire de Fushimi.
Hannya Shingyo solo
Shamanisme japonais : définition
Le Shamanisme japonais: Définition
Le terme shamanisme est un terme qui a été construit par les anthropologues et historiens des religions occidentaux, à partir d'un mot qui provient des tribus toungouses de siberie.
Pour les membres des traditions qui sont qualifiés de shamans par les occidentaux, ce terme n'a pas de signification.
Nous utilisons néanmoins ce terme qui a été popularisé en particulier par Mircéa Eliade, pour simplifier la communication, mais cela demande de définir le sujet.
Le shaman est un "spécialiste du sacré", qui a des caractéristiques particuliaires.
Il utilise des techniques , méthodes issues de la ou des religions qui existent dans le milieu ou il vit. Mais il ne les interpretent pas de la même façon que les religieux.
Il ne se base pas sur une doctrine religieuse, mais il utilise des éléments de la tradition en les réinterpretant de façon a redonner un sens à la vie des personnes qui font appel à lui.
Il ne se base pas sur la croyance religieuse mais sur l'experience. c'est pourquoi il se trouve généralement en phase avec les formes de religiosité populaire plutot qu'avec la religion formelle.
Il n'est pas un créateur de secte religieuse, ni un prophète, et ne remet pas en question la religion établie ni le systeme social.
Sa fonction est d'aider par son experience spirituelle et ses connaissances de la vie dans ses racines vitales, les gens a résoudre leurs problemes de vie.
C'est pourquoi il privilégie l'efficacité et rejette ce qui n'a pas de rapport avec la réalité.
Il existe parfois des religions qui ont été créées par des shamans, mais dans ce cas ils sont sortis de leur fonction et sont devenus des prophètes , ou des contestataires religieux.(ex: Onisaburo Deguchi, Nao Deguchi, Sayo Kitamura).
La caracteristique du shaman est qu'il ne se contente pas d'une croyance, mais qu'il effectue une pénétration directe du monde invisible, et c'est à partir de cette investigation , qu'il va réinterpréter le réel et le spirituel .
Il établit une relation directe avec les divinités, et il utilise cette relation directe pour redonner du sens et orienter les personnes qui font appel à lui.
Le contact avec les divinités est une mise en relation directe avec les forces vitales anciennes qui sont à la base de la vie humaine , animale et cosmique. (interprétées comme l'inconscient collectif en occident).
Ceci explique la différence fondamentale qui existe souvent entre la vision du shaman et celle du systeme religieux basé sur une construction intellectuelle ou dogmatique de l'image de la réalité.
Il redonne le sens des choses qui sont vécues par les humains, avec la connaissance de l'interaction et de l'interdependance de tout ce qui est vivant, par la participation à la vision du monde qui tient compte de toutes les formes de vie, invisibles et visibles, quand la société ou la religion ont oublié et coupé les humains de leurs liens avec toutes les autres formes de vie, et en particulier avec les forces spirituelles et originelles que sont les divinités.
Le Shamanisme japonais se différencie d'autres formes de shamanisme dans le fait qu'il n'utilise aucune forme de substances psychotropes ou plantes hallucinogènes.
Les Shamans japonais utilisent la discipline spirituelle pour atteindre un état de conscience différent et l'ouverture sur le monde autre, constitué des divinités ancestrales.
On appelle "Gyo" cette discipline, et les praticiens sont appellées "Gyojas".
La majorité des Shamans japonais sont des femmes.
L'ascèse des Shamans est de nature differente de celle du shugendo et des "Yamabushis".
Les shamans contrairement aux Yamabushis ne cherchent pas des formes d'ascèse extreme et spectaculaires.
Les Yamabushis quand à eux appartiennent à un ordre hiérachisé et militarisé, essentiellement masculin, de part leur ralliement à la religion bouddhiste.(depuis l'époque Meiji).
Ils basent leurs pratiques surtout sur la discipline de l'école Tendai, qui était reliée ainsi que le zen, à l'armée et à la caste militaire.
Le Shugendo, qui n'est pas une école (shu) mais une voie (do), avait été dissout par le gouvernement japonais comme étant un " shinto déviant".
Effectivement, certains adeptes du shugendo, fanatisés, font le voeux de se suicider si ils ne réussissent pas leur exercice.
Certains se suicident en se jetant du haut de précipices ou se jettent du haut d'une cascade, pensant que leur "mort volontaire pourrait aider l'humanité!
Ceci est contraire aux conceptions du Shinto , qui rejète tout ce qui n'est pas naturel, et ne contient pas de sens de culpabilité ou de sacrifice.
Les Shamans japonais n'ont pas de hiérarchie ni de systeme organisé, et sont en général indépendants. Il sont reliés ou membres, par contre, de certains sanctuaires, qui sont des lieux de pouvoir spirituel très anciens .
Les shamans japonais sont dépositaires des traditions primordiales qui se perpétuent de façon secrète depuis la préhistoire au Japon.
Il n'y a evidemment aucun rapport avec le "Neo-chamanisme américain" (inventé par Michael Harner) que l'on trouve en occident qui n'est inclut dans aucune véritable tradition .
Consultation de Shamans Itako à Osoresan , dans la province d'Aomori:
Sur cette video , on peut voir l'Itako (tradition de shamans aveugles du nord du Japon) : http://www.youtube.com/watch?v=PJlALTCcRwY
Kimura Fujiko est la plus mediatisée des Shamans japonais. Elle appartient à la tradition des Shamans du nord du Japon connus sous le teme "Kamisama". Sa mère était déjà Shaman. Kimura est connue pour ses pouvoirs psychiques, elle a souvent permis de retrouver des personnes disparues, ainsi qu'un serpent qui s'était enfui d'un zoo.: Sur cette vidéo , on peut voir une évocation de sa vie, depuis son enfance. Elle refusait de suivre le chemin de sa mère, de devenir Shaman, jusqu'a ce qu'elle ait la vision du Kami, sous la forme de lumière. Suite à cela, elle avait les perceptions extra sensorielles, visions sur la vie des gens partout ou elle allait. Elle finit par accepter son destin, et continuer le travail de sa mère , comme Shaman Kamisama. Les gens viennent la consulter pour la résolution de leurs problèmes.
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Taki Kudo, chamane de Tsugaru - Nord du Japon - ( Kamisam, Itako) Note: Les itakos sont des shamanes aveugles, alors que les Kamisam ou Kamisama (mediums de kamis) ne le sont pas.
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Shamane Yuta à Okinawa (sud du Japon) Ryuku islands :
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La vie du Shaman, un destin archetypal
La vie du Shaman suit une sorte de modèle, de destin archétypal :
La vie du Shaman est souvent difficile.
Il nait généralement dans un milieu modeste, voire misérable.
Sa vie est souvent chaotique.Le shaman porte en lui la mémoire d'une forme de tradition plus ancienne, en relation directe avec le monde invisible.
Le monde invisible se manifeste à lui en général depuis son enfance, ou suite à un évenement dramatique, sans qu'il comprennne clairement de ce dont il s'agit.
Pour comprendre cette dimension, il va en géneral suivre une quête orientée vers la connaissance de la vie .
c'est pourquoi la plupart des shamans passent par des experiences très différentes les unes des autres, une façon de se confronter avec la réalité du monde, et d'acquérir une sagesse de vie, enracinée dans le réalisme du vécu.
Le shaman finit par passer par une forme d' agonie et de renaissance, qui lui donne son pouvoir spirituel.
Les différents termes qui désignent le shaman au Japon:
En géneral, si on parle de shamans aux japonais, le terme leur fait penser a des études occidentales sur des cultures hors du Japon.
Comme ils les désignent sous des noms différents, personne ne pense qu'il y a des shamans au Japon ! c'est un simple exemple des quiproquos de la communication interculturelle.
Les mots qui désignent les shamans en japonais:
-Reinosha
-Itako - ( dans la région du Tsugaru)
-Ichiko
-Kamisama (dans le nord du Japon. Miyagi prefecture)
-Ogamiya, Ogamisan.
-Dai, Odaisan.
-Fugeki
-Yuta, kankariya ( Okinawa)
-Miko :le terme miko désignait dans le passé des femmes shamanes, mais le terme a évolué pour désigner une assistante d'un prêtre Shinto.
( à ne pas confondre avec une pretresse shinto, les pretresses existent dans la religion shinto.)
Jusqu'à la restauration Meiji, il existait des groupes de Miko shamanes qui vivaient dans des villages de Mikos (Miko Mura).
On suppose dans l'ethnologie une relation sémantique entre les termes Itako, Ichiko, Yuta, et les termes désignant le shaman dans l'Altaï : Udagan (yakut) Udagang (buriat) Idakon (tungus).
la liste des termes japonais n'est pas exaustive, il y a des variantes régionales.
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Shikoku 四国 . Shamanisme. les dieux chiens. Inugami
Shikoku, l'ile aux esprits
L'île de Shikoku est connue pour ses anciennes traditions shamaniques, voire même pour la sorcellerie, évoquée dans le roman "les dieux chiens" de Bando Masako, que nous présentons plus loin dans cette page.
C'est également l'île des pélerins , qui parcourent les temples de l' île ou vécu l'ascète Kukai, avant de devenir moine bouddhiste et fondateur de l'école de la vraie parole (Shingon), ou école des mantras.
C'est aussi l'île ou le professeur Nakamura , prêtre shaman shintoiste que nous avons cité dans ce blog , a étudié dans le sanctuaire du Dragon , et a effectué ses recherches sur les traditions Ogamiya.
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Film fantastique Shikoku:
Au début de la scène, on voit des yamabushis . Ils récitent un hymne à Fudo Myoo.
(voir l'article sur les myoo de ce blog , dans la rubrique bouddhisme japonais Mikkyo )
Puis une scène de Shamanisme, avec une enfant médium au travers de qui se manifeste l'esprit d'un enfant mort qui s'adresse a ses parents.
Autre Shamanisme : Traditions islandaises. Comme les shamans du shinto au Japon, les islandais restent en contact avec la nature; gardant la communication avec les dimensions invisibles . Un point commun entre ces deux cultures est la force du volcanisme . ----------------------------------------- -----------------------------------------
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Bandō Masako
坂東昌子
(1937-)
Masako Bandō est née à Kochi, dans l'île de Shikoku, elle a commencé par écrire des livres pour enfants avant de publier, en 1993, son premier roman, Shikoku. Depuis, elle ne cesse d'écrire en se basant sur des légendes de sa région. Les Dieux Chiens (Inugami) sont devenus un film, réalisé par Masato Harada en 2001.
Les dieux chiens
Attention! le film Inugami est sous titré en anglais, pas en francais.Le livre est en francais.
Titre original : 犬神
Akira, un jeune professeur, est muté à Omine sur l'île de Shikoku. Miki, une célibataire de 41 ans qui fabrique encore du papier de façon traditionnelle, tombe amoureuse de lui. Mais bientôt des incidents se produisent et un premier décès concentre l'opprobe des villageois sur la famille de Miki et surtout sur elle... Un roman noir qui frise le fantastique, inspiré d'une légende de Shikoku.
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Bande annonce du film Shikoku
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Nous présentons des liens sur des ouvrages et films en relation avec les thèmes de cette page, Shikoku.
Sur le film tourné en Islande, on peut trouver le film et la bande annonce.
La musique est interessante, elle est composée par des groupes islandais qui sont quasi inconnus en France. (a condition d'aimer les ambiances mysterieuses et étranges).
Le film de Jean Michel Roux, enquête sur le monde invisible:
Le Cd :Origine du Shamanisme
On attribue généralement l'origine du Shamanisme à la tribu des toungouzes, d'ou proviendrait le mot "shaman" (saman).
Les japonais comme les toungouzes sont classés dans la famille linguistique des ouralo-altaiques, et auraient des origines communes. Le japonais a longtemps été classé dans la famille des langues altaiques avec le mongol, le turc, le toungouze et le coréen, mais l'existence même d'une famille altaïque est niée par de nombreux spécialistes. Certaines théories font du japonais une langue mixte, mélangeant des éléments des langues altaiques et des langues austronésiennes.
On appelle Toungouses ou Toungouzes un groupe de peuples de Sibérie (région du Toungouska) : Evenks, Lamoutes, etc. Parfois le mot désigne uniquement les Evenks. Cette appellation est aujourd'hui vieillie. Ils parlent les langues toungouses. Les Mandchous ou Djurtchets ont des origines toungouses :
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Le Yakute est une langue également de la famille altaique, comme le japonais, il est une langue aglutinante:
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Shamanisme Sibérien.
Elena a été initiée au Shamanisme traditionnel de l'Altai par une Shamane Teleoute. Elle l'enseigne en France : http://www.neochamanisme.fr/
Nakai Shigeno . Shamane japonaise d'Osaka.
Nakai Shigeno était une shamane japonaise dans la tradition des Dai d'Inari , qui vivait et pratiquait dans la ville d'Osaka.
Elle était membre du Grand sanctuaire de Fushimi Inari Taisha, et résidait dans l'espace du sanctuaire Yasui Tenjin d'Osaka. Il s'agit d'un petit sanctuaire, ou l'on peut encore voir le sanctuaire de Tamahime Inari :
Voici quelques autres photos du Yasui Tenjin que nous avions prises sur place en 2008:
La maison du Guji . A l'époque de Nakai Shigeno, un petit batiment était à coté, ou résidait la shamane. Lorsque nous étions présent, la femme du Guji est sortie et nous avons pu dialoguer avec elle. Le Guji actuel est le fils de celui qui était au temps de Nakai Shigeno, et n'a pas du tout la même ouverture d'esprit que son père au sujet du shamanisme.
De fait, la famille Shigeno a été expulsée du sanctuaire, le nouveau Guji adhérant au "Jinja Honcho", l'organisation controlée par la droite japonaise qui a succédé au Shinto d'état.
Leurs orientations vont dans un sens qui n'est pas favorable à la préservation des anciennes traditions shamaniques du Koshinto.
Néanmoins, l'organisation Tamahime Kyokai, présidée par la fille de Nakai Shigeno existe toujours.
Yasui Tenjin
Tamahime Inari (toutes les photos sont copyrights Institut des Traditions du Japon).
La vie de Nakai Shigeno a brillamment été racontée par l'ethnologue française, Anne Bouchy, dans son livre "les oracles de Shirataka", que nous conseillons vivement à tous les passionnés du Japon, du shamanisme et des traditions du terroir de lire :
(si vous achetez les livres en passant par le lien du blog, nous toucherons un petit pourcentage qui servira à financer des recherches sur les traditions au Japon et la préservation du patrimoine des traditions animistes ancestrales).
Note: contrairement à certaines affirmations étranges que nous avons lues sur certains sites, Nakai Shigeno n'a pas de rapports avec le Shugendo. Elle fait partie des shamans nommés par différents noms selon les régions du Japon, Dai, Fugeki, Ogamiya, Kamisama... qui sont soit de lignée familiale, soit initiés directement par une divinité par Kamigakari. Nakai Shigeno avait reçu des éléments de la tradition des Dai par sa grande tante Yae, puis devint Dai par sa maîtrise de la possession (Kamigakari) et de l'oracle, sans suivre de maître extérieur. On la voit d'ailleurs en photo en costume de prêtre shinto , photo prise à Fushimi Inari Taisha en 1936, en couverture du livre publié par Anne Bouchy aux éditions Philippe Picquier, et p.161 dans la réédition du même ouvrage aux Presses Universitaires du Mirail.
Nakai Shigeno (et Tamahime Kyokai) était reliée au sanctuaire de Fushimi Inari comme le sont un grand nombre de confréries shamaniques , sous la forme d'adhésion nommée KO. Nous mêmes sommes membres de ce sanctuaire sous la catégorie "special Koin ", comme l'explique l'ethnologue Karen A. Smyers page 52 de son ouvrage "The Fox and the Jewel". Elle parle justement du statut des Shamans et des femmes Shamanes p.39 du même ouvrage :
Croix rouge japonaise pour l'aide aux sinistrés du Tsunami et tremblement de Terre au Japon: http://www.jrc.or.jp/english/index.html
Reiki et Initiation d’occident et d’orient
Le mystère de la vie et le sens de l’initiation. (Le sens de l’animisme). 1
Les templiers attirent par leur mystère, parce qu’ils sont un ordre qui est la continuation des initiations celtiques au sein du monde chrétien, et leur existence émet une résonance à la vérité oubliée du lien entre le sacré et la nature qui existait dans les sociétés animistes.
La spiritualité druidique et celtique en fut l’une des versions en occident.
D’autres versions sont les cultes de mystères de l’antiquité grecque, perse, la spiritualité nordique. Toutes sont des continuations des initiations tribales préhistoriques, qui ont plus ou moins survécu, souvent sous la forme de sociétés secrètes dans les sociétés globalisées de plus en plus coupées des réalités subtiles.
C’est la raison de la fascination que continue d’exercer les symboles de l’ordre du temple, car ils véhiculent des impressions qui créent une résonance avec une mémoire de la vie spirituelle fondamentale qui existe dans l’animisme. Cette résonance existe chez tous les humains, car elle constitue une partie refoulée dans l’humanité, de vie libre en contact direct avec l’Univers multidimensionnel qui constitue la réalité. Cette réalité a été refoulée par les manipulations et les conditions de combat pour le pouvoir, qui sont à la base de l’établissement des sociétés de grandes tailles.
Il n’y a actuellement pas d’exemples historiques de sociétés ayant connu une grande expansion, qui soit basées sur la liberté spirituelle des membres qui la composent.
La société occidentale moderne n’est pas non plus libre, les êtres humains sont conditionnés dès la naissance pour être exploités par la société, et programmés dans la croyance matérialiste.
La spiritualité implique une accession de l’être humain à une connaissance universelle, une connaissance fondamentale de son essence, et de celle de la vie. Il s’agit de dépasser les apparences pour pénétrer dans la substance de la vie et de l’âme individuelle (anima- pas dans le sens jungien-) et de celle de l’univers.
Dans les sociétés dites primitives, qui vivaient dans la nature, l’initiation spirituelle était une partie de l’éducation traditionnelle. Il s’agissait d’acquérir une connaissance ancestrale de la nature et de ses mystères, la connaissance du mystère de l’âme humaine et de celle des animaux, l’organisation du monde du point de vue des esprits qui sont derrière le monde apparent et qui le dirigent. Cette initiation durait toute la vie, elle était le chemin de vie.
Les sociétés traditionnelles existaient tant que les humains vivaient en tribus, petits systèmes de vie, souvent nomades.
Lorsque les sociétés se sont développées, la possession de terre et de biens a provoqué une lutte de pouvoir à grande échelle. Les vainqueurs sont devenus des familles et des clans aristocratiques, qui possédaient toutes les richesses et aussi les humains.
L’initiation à l’origine, amène l’être humain à identifier l’aspect spirituel des êtres, et donc à comprendre, par sa propre expérience, que tous les êtres font partie de la nature spirituelle. Cette connaissance détruit la prétention à être supérieur aux autres, et elle élimine la peur de la mort, en donnant la connaissance de la véritable constitution de l’être vivant.
L’être vivant est constitué de différentes couches d’énergies, qui va de la plus subtile, que l’on peut appeler son essence individuelle, reliée à une conscience globale ou matrice de conscience. La partie individualisée est une expression de cette conscience globale, qui s’exprime en tant qu’individus. On peut dire que la matrice secrète les âmes individuelles à partir de sa propre substance. La tradition hopi utilise pour exprimer ce fait le concept de la mère araignée, qui tisse le monde à partir de sa propre substance, comme l’araignée tisse sa toile a partir de sa salive, sans utiliser de matériau extérieur à elle.
Koyangwuti - Mère araignée
Cette réalité a été traduite symboliquement à leur façon par toutes les religions et systèmes spirituels du monde.
Les connaissances cachées de la nature ont la plupart du temps été confisquées par les aristocrates et les groupes dominants des sociétés développées, sous la forme de sociétés secrètes à caractère magique. On a donné au peuple une forme simplifiée, contrôlée par une hiérarchie, et structurée pour répondre et canaliser les élans à la connaissance subtile et désormais cachée du monde réel.
On a fait des systèmes qui empêchaient le peuple de connaître, afin de pouvoir le contrôler et l’exploiter. Les religions établies donnaient des fausses pistes pour orienter le peuple vers des croyances imposées, qui permettaient de le laisser dans l’ignorance de sa véritable essence, pour lui inculquer dès la naissance la peur de la mort, la haine des autres, la croyance dans le fait qu’il n’y a pas d’unité du monde. Cette unité est pourtant perçue naturellement par l’être humain quand il vit dans le milieu naturel.
Le Reiki traditionnel est une forme de restitution de l’initiation spirituelle au peuple, par la volonté de Mikao Usui de casser la possession de la spiritualité par une minorité.
L’initiation dans la culture Japonaise 2
Bouddhisme et initiation.
Reiki et Initiation d’occident et d’orient. La perte du sens initiatique dans le Reiki américain. Sa restitution par la reconnection avec la tradition spirituelle japonaise.
On a vu que l’origine de l’initiation se trouve dans la conception animiste.
Au Japon, ce fait semble occulté par le développement du bouddhisme, qui au départ semble antinomique avec la véritable initiation, puisqu’il commence par la doctrine de l’anatma (la non existence de l’âme et de l’être).
Comme nous l’avons signalé, le sens inné de la spiritualité intrinsèque dans l’être humain, le fait revenir vers la vérité dès que l’on arrête de le forcer et de le contraindre à prendre le chemin du non sens. C’est ce que l’on exprime dans des termes comme « le bon sens du peuple », terme assez méprisant au demeurant, qui exprime que la masse des êtres humains crée une forme de conscience collective qui possèderait un sens intuitif quasi infaillible du vrai.
Le bouddhisme primitif est resté cantonné autour de l’Inde, tandis que s’est développé une autre forme de bouddhisme qui intégrait les cultes primitifs de l’Inde, notamment le tantrisme.
Le tantrisme est certainement l’équivalent des religions à mystères de l’antiquité occidentale, issu des peuples dravidiens pré- védiques, comme les tamouls et les autres dravidiens.
Il y a des similitudes entre les Dravidiens et les aborigènes d’Australie, qui eux-mêmes possèdent une grande tradition initiatique que les savant occidentaux estiment dater de 40000 ans.
Aborigène d'Autralie
Le tantrisme s’origine dans le Shivaïsme, qui est lui-même la continuation des cultes de fertilité des aborigènes de l’Inde, persécutés par l’invasion aryenne venue du nord qui a amené le védisme et a établit un système de ségrégation ethnico-culturelle. Le système des castes en est une conséquence. Ceci explique la raison pour laquelle le tantrisme ne reconnaît pas le système des castes. Issu des aborigènes de l’Inde, qui furent dévalorisés par les indiens du nord, les aryas ayant envahis l’Inde par le nord.
Shiva Tamil - à l'origine du Tantrisme.
Le tantrisme a structuré les connaissances et conceptions initiatiques des peuples pré aryens, en un vaste système qui tient plus d’un système magico spirituel que du simple culte religieux.
Le tantrisme est un système initiatique qui peut être adapté à n’importe quel contexte religieux. C’est la raison pour laquelle l’on trouve un tantrisme shivaïte, jain, visnouite, un tantrisme bouddhiste. On pourrait faire un tantrisme chrétien, musulman, etc. ;
Le tantrisme transmet une conception intégrée du monde, ou rien n’est séparé. L’énergie divine, se transforme dans une sorte de descente et densification, jusqu’à former les infra mondes, plus bas « vibratoirement » que le monde matériel. Comme c’est la même « énergie » divine qui est à l’origine de tout ce qui existe, en travaillant spirituellement sur tout élément, on peut transformer l’énergie jusqu’à ce qu’elle retrouve la qualité primordiale.
Le tantrisme considère tous les plans d’existence, du divin au démoniaque, comme des transformations de l’énergie divine originelle, qui est aussi conscience, et symbolisée à l’origine par le Dieu Shiva. Le but du tantrique n’est pas de se retirer du monde, mais de trouver la force divine dans n’importe quel plan, ce qui demande de maîtriser et contrôler les forces inférieures pour les transformer en ce qu’elles sont à l’origine, le divin.
On voit que cette vision du monde est l’opposé du bouddhisme, qui considère quand a lui que le monde est une illusion sensorielle. Le tantrisme considère que le monde est une succession de couches d’énergies et de forces en transformations, et essaie de remonter dans l’état originel, sans se séparer du monde.
Le bouddhisme était dans sa forme originelle une contestation de la culture dite brahmanique.
Le brahmanisme, est un terme utilisé par les occidentaux pour désigner la religion des prêtres appelés brahmanes. Cette religion issue du véda organisait la société en 4 castes, dont les prêtres étaient la caste dominante, suivie par les guerriers, les commerçants puis les paysans.
Plus bas se trouvaient les shudras, hors castes traités comme des esclaves sans droits.
A l’époque du Bouddha Sakyamuni, prince siddharta, différents mouvements religieux contestataires se manifestèrent. Le bouddhisme, le Jainisme de Mahavir, et le tantrisme.
Ces différents mouvements religieux rejetaient le système des castes, et sont restés des mouvements assez minoritaires en Inde.
Avec le rayonnement culturel du sous- continent indien en Asie, le bouddhisme atteignit la Chine puis le Japon. Entre temps une forme hybride de bouddhisme et de tantrisme était née, que l’on appelle maintenant Vajrayana ou bouddhisme tantrique.
Mahavir, contemporain du Bouddha, créateur du Jainisme.
Au Japon, le tantrisme pénétra le pays par cette forme de bouddhisme, qui prit le nom de Mikkyo. Le terme a acquis une connotation différente du tantrisme, puisqu’au Japon on parle plutôt « de bouddhisme ésotérique », mais il s’agit bien du tantrisme.
Le terme « ésotérique » n’a pas le même sens qu’en occident, ou il a un sens platonicien, c’est-à-dire un enseignement réservé à une élite supérieure, alors qu’au Japon il a le sens d’efficacité, ou d’enseignement pratique , par opposition à l’enseignement philosophique ou théorique.
Le tantrisme avait des conceptions assez proches de celles du Shinto, qui lui-même n’est pas ésotérique, sa racine se situe dans le temps vertical ou l’homme n’est pas encore coupé du monde, et n’a donc pas besoin de la « reconnexion » au monde invisible. Le shinto est participation au monde, ou le visible et l’invisible ne sont pas séparés.
Le tantrisme sous la forme du Mikkyo donnant à ceux qui en ont besoin des moyens de retrouver cette reconnexion, les deux traditions se trouvaient dans une position complémentaire.
Aizen Myoo. Déesse qui correspond à La déesse Kali, parèdre-shakti de Siva, qui correspond lui même à Fudo Myoo dans le Mikkyo japonais. La tête d'Aizen est sumontée d'une tête de lion, son origine est certainement la déesse Pratiangira, déesse tantrique, aspect de Kali au corps de femme et à la tête de lion.
Les deux traditions ont échangé et fusionné leurs pratiques, le Mikkyo a adopté de nombreuses techniques propres au Japon ancien Shintoiste : le Takigyo, pratiques avec l’eau, sont devenues partie intégrantes des pratiques « bouddhistes ». Les marches dans la nature, et la communion avec la nature et ses éléments primordiaux, reprises dans les traditions Tendai et le shugendo, les pèlerinages bouddhistes dont l’origine est dans le Sangaku Shinko, culte Shinto-Shamanique des montagnes, auquel se sont ajoutées des conceptions des ermites taoistes.
Takigyo au Sanctuaire Shinto de Fushimi Inari Taisha (photo copyright Fushimi Inari Taisha).
De même on trouve le syncrétisme de l’école Shingon avec le Shinto , nommant sa divinité cosmique du nom (dainichi) de la déesse Shinto du Soleil, Amaterasu, dont un des nom est Dainichi (grand soleil).
Le nom sanscrit du bouddha cosmique du Shingon shu, Vairocana, était celui d' un démon dans l’hindouisme. On retrouve de nombreux démons de l’Inde devenus des dieux protecteurs du Bouddhisme tantrique. Par exemple, le mantra de Gozanze Myoo, est composé de « Somba-Nisomba », deux frères asuras (démons du plan mental) de la tradition indienne.
Ces éléments montrent que le bouddhisme tantrique était une tradition de guerre occulte contre l’hindouisme, et qu’il intégrait les anciens ennemis de la religion de l’Inde pour la combattre.
Au Japon, l’initiation a donc pris la forme d’une tradition complexe , fusion de Shinto, de méthodes Shamaniques issues de la préhistoire, de Mikkyo issu à l’origine des méthodes tantriques de l’Inde ancienne, et d’éléments taoïstes connus sous le nom d’Onmyodo. Il semble d’ailleurs que les premières formes de tantrisme aient été véhiculées par des magiciens Onmyodo avant que Kukai et Saicho organisent et donnent une structure au Mikkyo en revenant de Chine et en créant le Shingon-Shu et le Tendai –Shu (les deux grandes écoles du bouddhisme créées durant l’époque Heian).
L'époque Heian (平安時代, Heian-jidai) est l'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Cette période commence en 794 et s'achève en 1185 avec le début de l'époque de Kamakura.
3. Mikao Usui, la reconnexion au plan spirituel par le retour à l’initiation Shamanique originelle.
Mikao Usui, un homme de l’Ere Meiji.
Usui Mikao Sensei
L’Ere Meiji, est une période qui amène la perte du sens spirituel et la constitution d’un monde confucianiste mélangé à un matérialisme copié sur l’occident, qui refoule la vie spirituelle et élague le riche passé mystique de l’ancien Japon .
Le refoulement de la culture shamaniste et animiste, entraîne l’apparition de nombreux groupes dissidents contestataires fondés par des shamanes dont majoritairement des femmes Shamanes et guérisseuses : Miki Nakayama, Nao Deguchi, Sayo Kitamura d’où naissent les religions nouvelles mais basées sur des traditions qui s’originent avant l’Ere Meiji, et remontent en fait même plus loin, jusqu’à l’époque de la reine Himiko.
Elles donnent des enseignements qui vont ensuite former des sectes après leur mort, Tenri Kyo, Omoto kyo, Tensho Kotai Jingu Kyo.
Reconstitution en cire de la reine Himiko 卑弥呼
Le gouvernement Meiji, en utilisant le terme « Shinto » pour instaurer un culte de l’empereur, lui-même en contradiction avec le véritable Shinto, provoque une confusion et une perturbation dans l’identité des japonais, puisqu’on leur impose une idéologie pro- occidentale mélangée aux conceptions chinoises de la divinité de l’empereur, à la place de l’ancien culte des dieux avec ses racines shamaniques reliées au terroir.
Meiji Tenno, l'empereur Meiji.
A l’époque de Mikao Usui, les anciennes traditions qui donnaient du sens à la vie des japonais, par la communion avec les cycles de la nature que rythmaient les cérémonies du Shinto , qui est une religion liée à la culture du riz et à la vie communautaire des villages, ce cycle antique était brisé par le gouvernement Meiji.
Après que le Japon ait subit la menace des bateaux de guerre des américains pour les forcer à s’ouvrir au « commerce international », c’est-à-dire être prêt à se faire piller par les colons occidentaux, les samourais avaient renoncé au pouvoir pour le rendre à l’empereur Meiji, ayant compris qu’ils étaient incapables de faire face à la situation, face au monde colonisé par les occidentaux.
Le gouvernement Meiji avait alors entrepris de rattraper le retard technologique du Japon pour se mettre au niveau des occidentaux. La transformation consistait à passer de l’époque féodale à l’époque moderne en quelques années, ce qui pour le peuple aurait été insupportable. Le gouvernement Meiji a donc joué sur l’image de l’empereur pour faire accepter au peuple les mutations totales qu’il voulait faire subir au pays.
Ce qui fut fait, l’industrialisation s’est faite en l’espace de 40 ans, pendant lesquels ont utilisa les modèles des pays occidentaux en choisissant le meilleur de chaque, la constitution américaine, l’industrie allemande, etc.…On supprima les samurais, tranforma toute l’organisation de la société, l’économie, l’éducation …
Au sein de cette société en pleine transformation naquit Mikao Usui.
Né dans un petit village de la région de Gifu, il quitta sa famille assez tôt. Issu d’une famille pauvre et de lointaine descendance samurai, son père était commerçant et son grand père brasseur de Saké. Il semble avoir eu une vie assez instable, changeant constamment de métier sans arriver à une sécurité matérielle. Sa vie ressemble à de nombreux autres japonais, confrontés à l’époque à la difficulté matérielle, il finit par se tourner vers une recherche spirituelle. Echouant à atteindre ou à donner un sens à sa vie, après avoir pratiqué la méditation zen, il retrouve le chemin plus ancien des Shamanes dans le Mont Kurama.
Il se confronte à la mort et trouve une renaissance spirituelle et un pouvoir de guérisseur, qu’il va essayer de transmettre à l’humanité.
Après sa mort, l’organisation qu’il a créée doit traverser les temps difficiles de la deuxième guerre mondiale, ou les survivants se regroupent pour reformer L’Usui Reiki Ryoho Gakkai.
L’organisation qui transmet cette initiation se revêt de secret, pour continuer à préserver les enseignements de leur maître. Avant la guerre, un des membres ayant quitté l’organisation mère, a initié une descendante d’émigrés japonais à Hawaii. Depuis là, l’initiation du Reiki va se répandre de façon étrange et chaotique dans le monde entier, transformé à la mode américaine et acculturé.
L'Institut des Traditions du Japon redonne son sens à l'initiation du Reiki spirituel en la retransmettant dans son cadre initiatique originel et traditionnel japonais.
Tengou
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Le grand Maitre Jacques de Molay fut intronisé dans l'Odre du Temple dans la chapelle de Beaune (près de Dijon) :
« Frère Jacques de Molay, Grand-maître de l'ordre de la milice du Temple, interrogé sur le temps et le mode de sa réception, répondit sur son serment que 42 ans s'étaient écoulés depuis qu'il fut reçu en la chapelle du temple de Beaune, par frère Humbert de Peraud, en présence des frères Amalrie de Roche et plusieurs autres dont il a oublié les noms, qu'ensuite après plusieurs promesses faites d'observer fidèlement les statuts de l'ordre, on lui attacha le manteau... »
source : http://www.templiers.net/departements/index.php?page=21
"Chant des Templiers" (Salve Regina) :
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