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La responsabilité accablante des doctrines religieuses dans le maintien du mal dans le monde.

Les religions sont des systèmes doctrinaires qui sont là pour justifier le mal dans le monde, et non pour le combattre.

Un bouddhiste nous a dit récemment, « pour moi, tout est le karma ».

Pour les religions (nous parlons des religions telles qu’elles sont définies dans la société moderne), tout est fait par la volonté de Dieu.

Nous leur laissons la responsabilité de leurs affirmations. 

Dans ce cas, le karma ou Dieu sont responsables de tous les génocides, de l’esclavage, de la Shoah… Des bombes d'Hiroshima et Nagasaki. Sans qu'on ait besoin de se poser de questions des vrais responsabilités...

Soit le karma est la cause de tout, et si Dieu (le dieu des religions) est omniprésent, omniscient, omnipotent, comme ils le définissent, alors leurs doctrines justifient tous les crimes. 

Toutes ces doctrines sont incompatibles avec une spiritualité réelle, qui ne peut se baser sur des croyances mentales, mais seulement sur l’expérience vécue. Une spiritualité authentique ne prétend jamais détenir la vérité, et ne cherche pas à endoctriner les gens. 

Nous avons observé que ces fanatiques justifient tout par leur système, et lorque quelqu'un est victime d'une injustice ou d'un crime, ces gens essaient de culpabiliser les victimes, parce que le fait de voir une chose difficile entraine immediatement une émotion en eux, pour essayer de justifier ce qui se passe. Les doctrines étant en place pour empêcher les gens de penser par eux même, font exactement leur travail de lobotomisation de l'humanité.

Ces façons de penser ont tellement été répétées, qu'elles se produisent automatiquement dans la population. Il s'agit d'une sorte d'envoutement collectif qui permet d'éliminer les possibilités pour l'humanité de prendre conscience de sa situation véritable.

Quand on croit connaitre la cause de tout, on ne cherche pas plus loin...   

La croyance en un dieu suprême tout puissant permet de manipuler l’image d’une autorité suprême, qui est toujours utilisée de façon politique pour justifier la domination d’un peuple sur un autre.  

Même Gengis Khan avait déclaré aux émissaires du pape : moi aussi je croit en Dieu, et il est de mon coté, la preuve c’est qu’il me permet de vous massacrer ! 

Effectivement Gengis Kahn croyait en un Dieu unique, culte qu’on nomme le Tengrisme.  

A noter qu’on cite en occident, par perversité, le shamanisme sibérien, un animisme, polythéisme ou même une démonologie, selon certain auteurs, pour la seule raison que l’on cherche à empêcher la connaissance du fait que les toungouses, d’où provient le terme shamanisme et shaman, sont en fait tout aussi monothéistes que les chrétiens ou les musulmans. 

Le Tengrisme  

 Le tengrisme était déjà pratiqué dans les régions turco-mongoles d'Asie centrale, depuis l'âge du bronze (3300 ans avant JC).  Les Huns et les Xiongnus, vénèrent le ciel (Tengri) comme divinité et le Tengrisme  correspond aux conceptions dites shamanistes, animistes et totémistes, ainsi que le culte des ancêtres des peuples Mongols. On peut penser qu'il constitue en fait l'ancien shinto, ou que le shinto en est la forme japonaise qui s'est adaptée à la culture sédentaire lors du développement de la culture du riz. 

Le terme shaman est à l'origine un terme toungouse evenk, donné comme titre aux prêtres du tengrisme. Cette religion est héritée des conceptions premières des nomades que l'on retrouve tout autour du globe avec un culte du ciel, du soleil et de la lune.  

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Lors de traités avec les états soumis, les Huns et les Mongols, font référence à un dieu unique et éternel, au ciel, et pour décrire la totalité du monde il est question du cycle du soleil, du levant au couchant. Les Huns se définissaient aussi comme « Kun », « kun djono », les « gens du peuple du soleil ». Ils vouaient un culte au ciel, au soleil et à la lune. En réalité il s'agit de la conscience de l'ancien archétype universel du cycle de la vie, dont nous avons déjà parlé.  

Il est particulièrement répandu chez les turcos-mongols au VIIe et VIIIe siècle. Il perd en intensité au VIIIe sous l'influence du manichéisme, religion officielle du Khanat ouïghour. 

Gengis Khan se dit l'héritier du Tengri, sous l'empire Yuan on le surnomme fils du ciel (天子, tiānzǐ, nom que l'on donnera également aux empereurs de Chine) et gouverne en suivant différents principes de vie. Les loups sont les animaux divins du tengrisme, alors que les evenkis accordent plus d’importance aux rennes.

Actuellement le tengrisme est pratiqué au  Kyrgyzstan, Kazakhstan, Sakha, Buryatie, Tuva, Mongolie, et en Turkie en parallèle avec le Buddhisme et le Burkhanism.

Un mouvement Tengriste a commencé en Asie centrale dans les années 1990, et continue de se developper actuellement. Ceci illustre la force de cette culture ancestrale. 

C'est curieux que cet aspect ne soit jamais abordé par les tenants du "néo chamanisme". Alors que toutes leurs techniques proviennent des toungouses.

Blaireau perspicace.